NOUVELLES

Syrie: pause dans les combats à Alep, bombardements continuent (rebelles et ONG)

28/07/2012 01:17 EDT | Actualisé 27/09/2012 05:12 EDT

Les combats entre rebelles et soldats syriens marquaient samedi soir une pause à Alep, métropole du nord de la Syrie d'où l'armée qui tente de déloger les insurgés, ont rapporté les rebelles et une ONG, précisant toutefois que le pilonnage se poursuivait.

"L'assaut contre (le quartier de) Salaheddine s'est arrêté et nous sommes parvenus à repousser l'armée régulière jusqu'au quartier de Hamdaniyé", plus à l'ouest, a affirmé à l'AFP le chef du conseil militaire d'Alep, le colonel Abdel Jabbar al-Oqaidi, contacté par téléphone.

Salaheddine, qui "compte le plus grand nombre de rebelles" selon Rami Abdel Rahmane, président de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), était samedi la principale cible de la vaste offensive lancée par l'armée.

"Le fait que les soldats n'avancent plus à Salaheddine ne signifie pas nécessairement un retrait, car la stratégie des forces régulières consiste à bombarder pour provoquer un exode puis à lancer un assaut encore plus féroce", a-t-il estimé en soirée, joint par l'AFP.

De son côté, le colonel Oqaidi a précisé que "l'assaut s'est arrêté mais les tirs d'artillerie et d'hélicoptères continuent", soulignant que "douze heures après le début de l'assaut, l'armée régulière n'a rien pu réaliser sur le terrain".

"La tactique de l'Armée syrienne libre (ASL, rebelles) consiste à se déplacer de quartier en quartier, c'est-à-dire de contrôler un quartier et de le nettoyer des membres des services de sécurité et des chabbihas (milices pro-régime) avant de passer à un autre", a-t-il par ailleurs expliqué.

"Si nous arrivons à saisir un grand nombre d'armes des troupes régulières, nous allons lancer une attaque totale pour la libération d'Alep", a poursuivi le colonel.

Samedi matin, un déluge de feu s'est abattu sur Alep, bombardée et mitraillée par des hélicoptères des forces du régime de Bachar al-Assad, qui tente de contrôler la capitale économique du pays, en proie depuis plus de 16 mois à une révolte populaire qui s'est militarisée face à la répression.

Au total, plus de 20.000 personnes ont péri dans des violences depuis mars 2011, selon un nouveau bilan de l'OSDH.

jad/ram/sbh/cnp

PLUS:afp