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Ouattara juge "inévitable" une intervention militaire au Mali

28/07/2012 03:01 EDT | Actualisé 27/09/2012 05:12 EDT

PARIS - Le président ivoirien Alassane Ouattara estime, dans un entretien publié dans "Le journal du dimanche", qu'une intervention militaire au Mali est "inévitable" si "la situation n'évolue pas favorablement".

"Des discussions sont en cours entre les présidents du Burkina Faso, du Nigeria et certains mouvements armés, mais le dialogue ne pourra durer éternellement. La situation au Mali se dégrade un peu plus chaque jour dans le nord du pays mais aussi dans le sud", déplore-t-il.

Remarquant que les chefs d'état-major d'Afrique de l'Ouest étaient réunis à Abidjan cette semaine, il souligne que tous les États membres de la CEDEAO (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) étaient représentés et que le comité des chefs d'état-major a proposé la constitution d'un contingent de près de 3300 hommes. "Dans un premier temps, il s'agira de déployer des gendarmes et des policiers. Puis des militaires", note-t-il.

"Nous envisageons de constituer une force africaine composée pour moitié de soldats maliens, pour moitié de soldats venus du Niger, du Nigeria, peut-être aussi du Tchad et d'autres pays encore", annonce-t-il, en précisant qu'"une nouvelle demande de résolution auprès du Conseil de sécurité des Nations unies sera prochainement déposée au nom de la CEDEAO" pour que cela s'effectue sous mandat de l'ONU.

"Le fait que la France assure en août la présidence tournante du Conseil de sécurité de l'ONU est une très bonne nouvelle puisque nous sommes totalement en phase avec les autorités françaises", assure le président ivoirien, qui a rencontré son homologue français François Hollande jeudi à Paris.

"Nous demanderons un appui logistique notamment à la France et aux États-Unis", affirme également Alassane Ouattara. "Je parle d'un appui logistique, matériel, je parle également de conseillers. Nous ne disposons pas non plus d'une aviation de combat et nous en aurons besoin. À l'inverse, je n'envisage pas la présence de troupes au sol qui ne soient pas africaines", précise-t-il.

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