NOUVELLES

Libération de deux italiens disparus depuis une semaine

28/07/2012 07:45 EDT | Actualisé 27/09/2012 05:12 EDT

Deux techniciens italiens, qui travaillaient pour un sous-traitant du groupe énergétique italien Ansaldo en Syrie, ont été libérés vendredi après avoir été portés disparus pendant une semaine, a indiqué samedi l'agence officielle syrienne Sana.

Lundi, le ministère italien des Affaires étrangères avait dit être sans nouvelles de deux de ses ressortissants arrêtés selon lui le 20 juillet par la police syrienne sur la route entre Damas et l'aéroport alors qu'ils devaient quitter le pays.

"Lors des opérations destinées à nettoyer certaines régions (des rebelles, ndlr) dans la province de Damas, les troupes syriennes sont parvenues à libérer les deux experts italiens qui avaient été enlevés par des groupes terroristes", écrit l'agence Sana.

"Les deux hommes ont affirmé avoir été enlevés par un groupe d'une quinzaine de terroristes qui les ont maltraités", a-t-elle ajouté.

Les médias italiens ont identifié les deux Italiens comme Oriano Catari, 64 ans, et Domenico Tedeschi, 36 ans. Ces derniers devaient quitter la Syrie samedi.

Selon le quotidien de Gênes Il Secolo XIX, les deux hommes travaillaient sur la construction d'une centrale électrique à Deir Ali, près de Damas, pour le compte de la société nationale électrique syrienne.

Le ministre italien des Affaires étrangères Giulio Terzi s'est félicité de leur libération dans un communiqué à Rome.

"La libération de nos deux citoyens par les groupes qui les détenaient est un développement très positif. Nous continuons de suivre l'affaire via les canaux diplomatiques en vue de la conclure rapidement avec leur retour en Italie", a-t-il précisé.

L'agence de presse italienne AGI a réussi à parler au téléphone avec M. Catari dans son hôtel à Damas.

"Nous nous portons bien, cela a été très dur. Qui nous a enlevés? Nous aussi nous aimerions pouvoir répondre à cette question. C'est difficile à dire (...) et ceux qui nous ont pris avaient leurs visages couverts", a-t-il déclaré, ajoutant qu'ils avaient été détenus dans "différentes maisons".

L'Italie a expulsé l'ambassadeur de Syrie à Rome en mai dans une action coordonnée avec les autres gouvernements occidentaux pour protester contre un massacre dans la ville de Houla où les forces syriennes ont été accusées d'avoir tué plus de 100 personnes.

Et vendredi, l'Italie a demandé à ce qu'une "pression maximale" soit exercée sur le régime du président syrien Bachar al-Assad pour empêcher un nouveau massacre à Alep, la deuxième ville du pays où l'armée a lancé samedi un assaut contre les rebelles.

rim-ide/tp/sb

PLUS:afp