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La lutteuse Martine Dugrenier se dit que ça ne peut qu'aller mieux à Londres

28/07/2012 04:00 EDT | Actualisé 27/09/2012 05:12 EDT

LONDRES - Quatre années se sont écoulées, mais Martine Dugrenier n'a pas oublié. Comment pourrait-on quand on passe à 3,4 secondes de remporter une médaille olympique? Et quand, dans le combat précédent en demi-finale, on encaisse une défaite crève-coeur?

L'expérimentée lutteuse de Montréal se dit que sa journée de compétition aux Jeux de Londres, le 8 août, peut difficilement être pire que celle du 18 août 2008.

C'est sans parler de l'incident avec son entraîneur Victor Zilberman qui a alimenté la controverse aux Jeux de Pékin, et même après.

«Une belle journée d'expériences...», a rétorqué la Montréalaise âgée de 33 ans, samedi, quand on lui a suggéré que ç'a n'avait pas été une bonne journée pour elle à Pékin.

Établie comme une des prétendantes au titre chez les 63 kilos, Dugrenier s'était inclinée malgré un score nul de 1-1 _ en lutte le combattant qui obtient le point égalisateur est déclaré gagnant _ face à la Japonaise Kaori Icho, en demi-finale. Une défaite qu'elle n'a pas encore digérée.

«J'ai vu dans les médias le lendemain que la Japonaise avait un pied à l'extérieur de la surface de jeu, et qu'on aurait dû m'attribuer un point additionnel, a-t-elle confié. J'ai encore la photo.»

Dans le match pour le bronze, Dugrenier a subi un autre échec déchirant, sur un nul de 1-1 contre l'Américaine Randi Miller.

C'est au cours de ce combat que son entraîneur l'a rudoyée un peu fort, pendant une interruption, afin de tenter de la motiver.

Dugrenier a surmonté l'énorme déception qu'elle dit avoir vécue et fait la paix avec elle-même.

La conquête d'un titre mondial six mois après le cauchemar de Pékin a contribué à cicatriser la plaie.

«On dit qu'on apprend de nos erreurs et d'expériences comme celle-là, a-t-elle évoqué. Moi, j'ai toujours dit que l'expérience de Pékin m'avait aidée à gagner aux Championnats du monde. Pour moi, d'être de retour aux Jeux olympiques quatre ans plus tard, c'est l'occasion d'aller chercher cette médaille qui m'a échappée, d'utiliser tout ce bagage, les cordes que j'ai ajoutées à mon arc et d'être prête à affronter n'importe quelle rivale.»

La Japonaise Icho, double médaillée d'or olympique, sera de nouveau à surveiller à Londres.

Dugrenier, qui combat habituellement dans la catégorie des 67 kilos, a dû diminuer son poids de quatre kilos, comme elle l'avait fait avant Pékin parce qu'il n'y a que quatre catégories de poids aux JO, contrairement à sept aux Mondiaux. Elle y est arrivée plus facilement cette année grâce aux bons conseils de la nutritionniste d'Interbox, Mélanie Olivier.

Tremblay a hâte

Après avoir pris part à la cérémonie d'ouverture, vendredi, l'équipe canadienne de lutte a quitté le village des athlètes, samedi, afin d'aller en camp d'entraînement en Angleterre. Elle sera de retour la veille du tirage au sort, avant le début de la compétition le 5 août.

David Tremblay, un Franco-Ontarien âgé de 24 ans, a bien hâte de connaître l'identité de son adversaire.

«J'espère me classer parmi les 10 premiers de ma catégorie (55 kg), mais ça va dépendre de qui j'affronte en premier, a souligné l'athlète qui s'est établi à Montréal afin d'être dirigé par Victor Zilberman. Je sais que je devrai battre les meilleurs pour faire partie des meilleurs. Je vais essayer de relever le défi.»

Tremblay a quitté temporairement Londres avec de belles images en tête de la cérémonie d'ouverture.

«C'est un événement qu'on va se rappeler pendant toute notre vie, a-t-il dit. Maintenant, nous partons en camp et c'est le moment de se concentrer sur la compétition et de pousser davantage la machine en évitant de se blesser.»

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