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JO-2012 - Vinokourov: "Le docteur a fait du bon travail !"

28/07/2012 01:59 EDT | Actualisé 27/09/2012 05:12 EDT

Douze mois après sa grave chute du Pas de Peyrol (Cantal), dans le Tour de France 2011, Alexandre Vinokourov, qui avait été victime d'une fracture complexe de la tête du fémur droit, a enlevé samedi à Londres le titre olympique de cyclisme sur route.

Q: Comment vous y êtes-vous pris pour gagner ?

R: "Je suis sorti dans le dernier tour du circuit quand j'ai vu que les Anglais faisaient un tempo pas très rapide. Il y avait pas mal d'attaques. Je me suis retrouvé avec Luis Leon (Sanchez) puis Valverde, on était une quarantaine. Les Espagnols et les Suisses ont roulé à fond. Moi, j'étais seul. J'ai eu un moment difficile quand Cancellara a chuté. J'étais derrière mais j'ai pu passer. Après, on est sorti aux dix kilomètres. C'est la preuve que je ne suis pas revenu pour rien, après ma chute (du Tour de France 2011). Je suis passé par beaucoup de souffrances. Heureusement, ma famille, mes parents, mes enfants, étaient là. Je garde la trace de ce qui s'est passé dans mon fémur. Le docteur a fait du bon travail !"

Q: L'absence d'oreillettes vous a-t-elle avantagé ?

R: "Les oreillettes, ça ne me sert pas à grand chose. On n'était que deux dans l'équipe. J'ai regardé la course, qui attaquait, qui partait. Dans les dix derniers kilomètres, je me retournais pour voir derrière moi. Ca a été un avantage par rapport aux grandes équipes. La Grande-Bretagne et l'Allemagne ont roulé, elles ont fait une belle course. Si ça avait été un Championnat du monde, la course arrivait au sprint, c'est certain. Les Britanniques étaient très forts."

Q: Cette victoire est-elle particulière après votre suspension ?

R: "La page 2007 (contrôle positif pour transfusion sanguine), on doit la tourner. J'ai été suspendu deux ans et je ne pense pas que ce soit le moment aujourd'hui, ici, d'en parler. Ca ne sert pas à grand chose. J'ai montré à tout le monde que 'Vino' est toujours là. J'ai prouvé que je peux faire le maximum pour le cyclisme. Le cyclisme a beaucoup changé depuis quelques années. Il est sur la bonne route."

Propos recueillis en conférence de presse.

jm/el

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