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JO-2012 - Un médecin chinois affirme que le dopage était largement répandu

28/07/2012 05:42 EDT | Actualisé 27/09/2012 05:12 EDT

Un médecin chinois accusé d'être au coeur d'un système de dopage organisé par l'Etat dans les années 1980 et 1990 a défendu son action samedi, affirmant notamment que les Etats-Unis, la Russie et la France faisaient de même.

Dans un entretien au quotidien australien Sydney Morning Herald, Chen Zhanghao, principal responsable médical chinois aux Jeux de Los Angeles (1984), Séoul (1988) et Barcelone (1992), a reconnu avoir testé des hormones, des stéroïdes et le dopage sanguin sur une cinquantaine d'athlètes.

"Nous les (hormones) avons testées en premier, mais avons jugé qu'elles n'étaient pas efficaces", a-t-il déclaré au Herald. "Nous avons ajouté de l'hémoglobine après avoir constaté qu'elle était basse (chez certains athlètes) et aussi (des hormones) androgènes".

"Les Etats-Unis, l'Union soviétique et la France les utilisaient également, alors nous avons fait comme eux", a ajouté Chen, qui a pris sa retraite en 1992. "Alors vous pouvez condamner la Chine, mais pas les Etats-Unis ou l'Union soviétique?"

Une autre ancienne responsable médicale chinoise avait déjà affirmé vendredi au même journal australien que les athlètes chinois, notamment ceux participant aux jeux Olympiques, étaient soumis à un système de dopage organisé par l'Etat dans les années 1980 et 1990.

Xue Yinxian, médecin en chef de l'équipe nationale de gymnastique durant cette période, avait raconté qu'hormones de croissance et stéroïdes étaient vus alors comme faisant partie de la préparation des sportifs de haut niveau.

"C'était répandu dans les années 1980", avait précisé cette ancienne responsable. Selon elle, la plupart du temps, les athlètes ignoraient les produits qui leur étaient injectés et ceux qui refusaient étaient marginalisés. "Quiconque rejetait cette méthode pouvait être puni ou subir des critiques", avait indiqué Xue Yinxian.

ajc/jms/heg

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