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JO-2012 - L'objet du jour: adieu les pigeons, le tir change de cible

28/07/2012 05:09 EDT | Actualisé 26/09/2012 05:12 EDT

D'abord pigeons vivants, puis d'argile, les cibles utilisées pour les épreuves de tir aux jeux Olympiques sont désormais des disques en résine pétrolière, produits par une PME française et présentant la particularité de contenir tous une poudre fluorescente.

En 1900, le champ de tir des JO de Paris avait été transformé en amas de plumes et de sang, 300 pigeons ayant fait les frais de la dextérité des compétiteurs.

Cent douze ans plus tard, l'écologie s'est frayée une place dans le strict cahier des charges du Comité organisateur des JO de Londres, auquel a répondu la société française Laporte, à Biot, dans les Alpes-Maritimes.

"Le +plateau+ doit peser entre 105 et 107 g, pour un diamètre de 11 cm", précise le PDG Jean-Michel Laporte, fier d'un objet à "l'indice de toxicité proche de 0 (qui), une fois cassé, pourra être jeté dans une simple poubelle domestique".

La société, fournisseur de ses septièmes JO, a également livré à Londres une cinquantaine de lanceurs pour propulser à 15-20 m de haut plus de 200.000 cibles orange, en fait deux +assiettes+ collées l'une contre l'autre et renfermant 3 grammes de poudre fluorescente.

"Cela correspond aux besoins de la télévision", explique M. Laporte. "Le spectateur visualise mieux l'impact", ajoute-t-il, soulignant que ce système, parfois utilisé pour les finales des grands tournois, sera pour la première fois généralisé à toute la compétition.

Le nuage de poudre sera vert pour les entraînements et les qualifications, rouge pour la finale. "Elle est peu salissante et non toxique, puisque la poudre rouge est parfois utilisée comme colorant alimentaire pour du salami par exemple", note M. Laporte.

Dotée de rayures pour "améliorer la rotation", la cible doit impérativement garantir une trajectoire rectiligne et se distingue par sa "cassabilité". Pour la cible +Flash+ retenue aux JO, un ou deux plombs doivent suffir à la briser, même à 45 m.

A 360 euros les 1.000 plateaux, la cible des JO est pour l'instant cinq fois plus chère que celle utilisée par le grand public. Mais l'automatisation de la fabrication, dans l'usine de Formerie (Oise), devrait permettre de baisser les coûts, selon M. Laporte, qui a déjà dans le viseur les Jeux de Rio en 2016.

jmt/ol/heg

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