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Dopage - France: "soit les Chinois ont des preuves, soit ils se taisent"

28/07/2012 09:00 EDT | Actualisé 27/09/2012 05:12 EDT

Le président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), Denis Masseglia, a réagi samedi aux accusations de dopage d'Etat en France dans les années 1980/90 formulées par un médecin chinois en lui demandant "d'apporter des preuves ou de se taire".

"Soit les Chinois ont des preuves et ils les amènent, soit ils se taisent", a-t-il déclaré à l'AFP. "C'est difficile d'avoir du crédit quand on avoue soi-même avoir été dans un système de dopage organisé".

Selon M. Masseglia, président de la fédération française d'aviron entre 1989 et 2001, c'est la première fois que des accusations de ce genre sont formulées à l'encontre de la France.

Dans un entretien au quotidien australien Sydney Morning Herald de samedi, Chen Zhanghao, principal responsable médical chinois aux Jeux de Los Angeles (1984), Séoul (1988) et Barcelone (1992), a reconnu avoir testé des hormones, des stéroïdes et le dopage sanguin sur une cinquantaine d'athlètes mais s'est justifié en affirmant notamment que les Etats-Unis, la Russie et la France faisaient de même.

"S'il reconnait avoir testé des produits, ça lui appartient. Qu'il le dise avec des années de retard, ça lui permet sans doute de libérer sa conscience", a conclu le patron du sport français.

cha/heg

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