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Déluge de feu sur le quartier rebelle de Salaheddine à Alep

28/07/2012 08:58 EDT | Actualisé 27/09/2012 05:12 EDT

Immeubles en flammes, hélicoptères survolant la ville d'Alep en quête de positions ennemies à mitrailler : un déluge de feu s'est abattu samedi sur le quartier Salaheddine où des insurgés syriens et étrangers faisaient face aux assauts de l'armée syrienne.

Forte de sa puissance de feu, l'armée syrienne a lancé samedi l'assaut contre la métropole du nord pour tenter d'écraser dans le sang les rebelles retranchés dans le sud-ouest de la ville.

Selon un correspondant de l'AFP sur place, des bombardements violents ont commencé à 04H00 (01H00 GMT) et se poursuivaient avec la même intensité huit heures plus tard.

Quatre hélicoptères lancent des roquettes et mitraillent le quartier alors que l'artillerie et les chars sont en action.

Tout le quartier est cerné. Les combattants sont des opposants syriens et des étrangers qui affirment appartenir au "Liwa Tawhid al-Moujahidine", la Brigade de l'unification des Moujahidines (combattants islamistes).

Il y a des Tchétchènes, des Algériens et même des Suédois et des Français de confession musulmane.

Le correspondant de l'AFP a assisté à une offensive de l'armée venue de Hamdaniyé, un secteur proche, qui a été repoussée par les rebelles. Sur la chaussée, on voit la carcasse de trois chars et de deux blindés détruits par les rebelles, à côté, gisent les corps inertes de six soldats et quatre insurgés.

Selon un responsable rebelle, Abdel Jaber al-Oqaidi, une centaine de chars ont été déployés aux abords du quartier de Salaheddine (sud-ouest).

Une vidéo diffusée par des militants sur internet montre des rebelles montés sur une fourgonnette rouge -- sur laquelle est écrit en blanc le nom de la "Brigade de l'unification des Moujahidines" -- qui tirent à la mitrailleuse en direction des hélicoptères de l'armée, des salves saluées par les cris d'autres rebelles postés dans les rues.

Dans une autre vidéo, un immeuble est en flammes tandis que retentissent des tirs nourris et des sourates du Coran récitées par le muezzin d'une mosquée.

Depuis vendredi, beaucoup de femmes et d'enfants ont quitté le quartier dans la panique pour aller trouver refuge dans d'autres secteurs de la ville et seule une partie des hommes est restée. Il n'y a ni eau, ni électricité.

Selon le correspondant de l'AFP, les habitants ont de grandes difficultés à se ravitailler en pain. De nombreux civils se sont abrités dans les sous-sols des maisons, tandis qu'un mouvement d'exode était noté dans certains quartiers.

"Il y a des milliers de personnes dans les rues fuyant les bombardements, elles sont terrorisées par les hélicoptères qui survolent à basse altitude" les immeubles, affirme à l'AFP Amer, porte-parole d'un réseau de militants à Alep en contact avec les habitants.

"Il y a un très grand nombre de civils qui se sont réfugiés dans les jardins publics dans les secteurs plus sûrs, mais la majorité d'entre eux se réfugient dans des écoles", dit-il, contacté via Skype.

"Ils ne peuvent pas sortir de la ville et il n'y a plus de lieu sûr pour eux en Syrie", affirme-t-il.

Une source de sécurité syrienne affirme d'ailleurs à l'AFP que "les quartiers chauds sont complètement bouclés pour empêcher les terroristes de s'échapper", en référence aux rebelles.

str-sk/ram/sb

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