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Wall Street finit en hausse, encouragée par les dirigeants européens

27/07/2012 04:49 EDT | Actualisé 26/09/2012 05:12 EDT

Wall Street a terminé en hausse vendredi, clôturant au-delà des 13.000 points pour la première fois depuis début mai grâce à l'enthousiasme suscité par les dirigeants européens: le Dow Jones a pris 1,46% et le Nasdaq 2,24%.

Selon les chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a décollé de 187,73 points à 13.075,66 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, de 64,84 points à 2.958,09 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 s'est renchéri de 1,91% (+25,95 points) à 1.385,97 points.

"La hausse a été forte", s'est réjoui Peter Cardillo, chef économiste de Rockwell Global Capital, alors que le Dow Jones a terminé à son plus haut depuis le 4 mai.

Selon l'analyste, "l'accélération" de la bourse américaine s'explique par "les soutiens apportés par la France et l'Allemagne à Mario Draghi", le président de la Banque centrale européenne (BCE), qui s'est dit prêt jeudi à faire le nécessaire pour préserver l'euro.

"La BCE est prête à faire tout ce qui est nécessaire pour préserver l'euro", avait-il ainsi déclaré, ajoutant un mystérieux: "Et croyez-moi, ce sera suffisant".

En réponse, la chancelière Angela Merkel et le président François Hollande ont assuré, dans un communiqué commun diffusé à l'issue d'un entretien téléphonique, que "la France et l'Allemagne sont fondamentalement attachées à l'intégrité de la zone euro. Elles sont déterminées à tout faire pour la protéger".

Ces propos semblent annoncer une action concertée entre les gouvernements de la zone euro et les autorités monétaires.

"Cela encourage les investisseurs à croire que la BCE est en train de plancher sur des mesures fortes pour acheter de la dette espagnole et italienne", a indiqué M. Cardillo, avertissant que si M. Draghi devait décevoir, "les conséquences seraient graves pour les marchés".

En outre, Wall Street a été soulagée de voir que la croissance américaine avait été moins mauvaise que prévu au deuxième trimestre. Le PIB des Etats-Unis a ainsi augmenté de 1,5%, contre 1,2% attendu.

"Ce n'est pas encore la récession et le marché est devenu tellement coutumier ces derniers temps de statistiques économiques pas brillantes, que ce chiffre lui paraît presque bon", a relevé Dick Green, du site d'analyse financière Briefing.com.

Le marché obligataire a fini en nette baisse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans est monté à 1,555% contre 1,428% jeudi et celui à 30 ans à 2,642% contre 2,490%.

sab/sl/lor

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