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Un homme lourdement armé et auto-proclamé «joker» est arrêté au Maryland

27/07/2012 10:54 EDT | Actualisé 26/09/2012 05:12 EDT

PALMER PARK, États-Unis - Un homme du Maryland a été interpellé par les policiers après s'être rendu vendredi à l'entreprise d'où il venait d'être renvoyé avec un arsenal de fusils et vêtu d'un t-shirt «Les fusils ne tuent pas les gens. Je le fais.».

L'homme, qui s'est lui-même surnommé «le joker», a été identifié dans un mandat de perquisition comme étant Neil E. Prescott. Il aurait déclaré à un superviseur du fournisseur de logiciels Pitney Bowes qu'il souhaitait voir le cerveau de son patron «éclabousser partout sur le trottoir».

Dans le mandat de perquisition, il est indiqué que M. Prescott se serait qualifié de «joker», avant d'afficher son intention de «charger ses fusils et de tuer tout le monde».

Il a fait des menaces lors de deux appels téléphoniques la semaine dernière, et les enquêteurs qui ont fouillé son appartement vendredi matin ont trouvé plusieurs munitions et une vingtaine de fusils semi-automatiques et de pistolets. Les armes semblent avoir été achetées légalement, mais elles sont encore sous inspection, a indiqué un porte-parole de Bureau de l'alcool, du tabac, des armes à feu et des explosifs, Mike Campbell.

M. Prescott a été appréhendé à son appartement et placé en détention préventive. Il a subi une évaluation psychiatrique à l'hôpital. Il ne devrait pas recevoir d'accusations vendredi, a indiqué le service de police du comté de Prince George sur Twitter.

«Nous ne connaissons pas l'ampleur de l'événement que nous venons peut-être d'éviter, mais ce qui s'est passé lors des 36 dernières heures dans le comté est un incident important pour le comté. Nous croyons qu'un événement violent a été évité», a indiqué le chef de police du comté, Mark Magaw.

Il demeure difficile d'évaluer l'ampleur et le sérieux de la menace, mais une fusillade qui a fait 12 morts et 58 blessés la semaine dernière au Colorado lors de la première du plus récent film de Batman et la référence au «joker» ont alerté les policiers, qui ont relevé le caractère urgent de ces commentaires.

Bien qu'il n'y ait pas d'autres indices qui puissent lier cette affaire à la fusillade du Colorado, les policiers estiment que la référence au «joker» constitue «une référence claire» à la tuerie, lit-on dans le mandat de perquisition. L'homme accusé pour cette fusillade, James Holmes, avait teint ses cheveux en orange et se surnommait le «joker», comme la expliqué le commissaire Ray Kelly, de la police de New York.

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