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Rogge ne sait pas qui allumera la vasque mais souhaite que ce soit un olympien

27/07/2012 10:50 EDT | Actualisé 26/09/2012 05:12 EDT

LONDRES - Même le président du Comité international olympique ne sait pas qui allumera la vasque lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux de Londres. Mais il aimerait bien que ce soit un champion olympique.

«J'aimerais bien le savoir, mais ce n'est pas le cas, a déclaré Jacques Rogge, vendredi, quelques heures seulement avant la cérémonie d'ouverture au Stade olympique. C'est l'un des secrets les mieux gardés. Nous avons un accord avec les comités d'organisation. C'est de leur responsabilité. Nous n'avons pas besoin de savoir.»

Rogge a félicité les organisateurs locaux pour la façon dont ils ont réussi à cacher l'identité du ou des derniers relayeurs de la flamme, même des redoutables médias britanniques.

«Chapeau au comité organisateur, a-t-il dit. Je sais à quel point la presse britannique est forte mais, cette fois, le comité organisateur s'est montré plus fort. Ce n'est pas mauvais.»

La rameur britannique Steve Redgrave, qui a remporté des médailles d'or en équipe dans cinq Jeux olympiques consécutifs, a longtemps été considéré comme le favori pour l'honneur d'enflammer la vasque. Daley Thompson, double champion en décathlon, est également un candidat de choix.

Mais Roger Bannister est maintenant le favori des preneurs aux livres après une augmentation des paris en faveur de l'homme qui a brisé la barrière des quatre minutes pour courir le mille en 1954.

Bannister n'a toutefois jamais remporté une médaille olympique, terminant quatrième aux Jeux de Helsinki en 1952.

Interrogé afin de savoir si la vasque devrait être allumée par un champion olympique, Rogge a répondu: «Ce serait bien. Ce n'est pas une condition préalable ou une obligation mais, évidemment, vous pensez à un champion olympique pour le faire.»

Rogge a ajouté que Londres ne devrait pas chercher à rivaliser avec la cérémonie d'ouverture grandiose des Jeux de Pékin en 2008 et devrait plutôt chercher à exploiter l'identité britannique.

«La cérémonie d'ouverture ici sera différente, a-t-il précisé. Il est sage pour Londres de ne pas essayer d'imiter celle de Pékin. La cérémonie d'ouverture de Pékin était une manifestation du pays le plus peuplé du monde, quelque chose que le Royaume-Uni ne peut égaler.»

Rogge a minimisé les informations selon lesquelles certains billets sont toujours invendus pour la cérémonie dans le stade d'une capacité de 80 000 places et dirigée par le cinéaste oscarisé Danny Boyle.

«On aura un stade plein à craquer et, croyez-moi, l'ambiance sera incroyable. Je n'ai aucune inquiétude à ce sujet.»

Rogge n'a pas dérogé de sa position et il est contre l'observation d'une minute de silence pendant la cérémonie en mémoire des 11 athlètes et entraîneurs israéliens tués par des tireurs palestiniens pendant les Jeux de Munich en 1972. Les familles des victimes, des groupes juifs et des personnalités politiques aux États-Unis ont poussé en faveur d'une telle commémoration pendant la cérémonie.

«Il n'y a eu aucune pression d'aucune nation en ce sens, a soutenu Rogge. Le CIO a toujours honoré la mémoire des victimes de Munich 1972.»

Rogge a réitéré avoir pleine confiance dans les préparatifs de Londres pour les jeux malgré les manchettes faisant état des problèmes de sécurité et de transport.

«Je suis très optimiste pour ces jeux, a-t-il précisé. Les préparatifs ont été excellents. Les ingrédients clés pour le succès des jeux sont une bonne sécurité, un bon village, des sites de compétition et des transports qui fonctionnent. Si nous avons tout ça, nous aurons de très bons jeux. Je suis optimiste et confiant.»

En ce qui concerne d'autres dossiers, Rogge a salué les tests antidopages menés avant les jeux à travers le monde et qui ont permis de prendre en défaut 107 athlètes, exclus ainsi des jeux.

«C'est bon signe pour la lutte antidopage, a-t-il mentionné. Nous continuons de tester, encore et encore avant la compétition. Nous ferons évidemment d'autres tests pendant la compétition. C'est la preuve que le système fonctionne, qu'il est efficace et qu'il a un effet dissuasif.»

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