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Plus d'un Zimbabwéen sur dix va avoir besoin de l'aide alimentaire (PAM)

27/07/2012 05:52 EDT | Actualisé 26/09/2012 05:12 EDT

Plus d'un Zimbabwéen sur dix, environ 1,6 millions de personnes, aura besoin de l'aide alimentaire pendant la saison sèche au début 2013, les récoltes n'ayant pas été bonnes, a indiqué le Programme alimentaire mondial (PAM) vendredi.

L'an dernier à la même époque, le PAM estimait que 1 million de personnes avaient besoin d'assistance.

"Notre personnel sur le terrain signale déjà des signes de détresse dans les zones rurales, comme des greniers vides ou des agriculteurs obligés de vendent leur bétail pour joindre les deux bouts", a déclaré le directeur du PAM sur place, Felix Bamezon.

"Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies et (ses) partenaires se préparent à répondre à cette forte hausse des besoins alimentaires", a-t-il assuré, constatant cependant qu'il manque 87 millions de dollars à son programme d'aide de 119 millions censé durer jusqu'en mars 2013.

L'agence de l'ONU évalue que la récolte de céréales est cette année un tiers moins importante que l'an dernier, à environ un million de tonnes, le plus bas niveau depuis 2009.

"Le programme du PAM débute normalement en octobre, mais les populations rurales ressentent déjà les effets de la sécheresse. L'impact sera le plus durement ressenti au plus fort de de la +saison de la faim+, de janvier à mars l'année prochaine", a relevé M. Bamezon.

La "saison de la faim" est la période qui voit les réserves de nourriture s'épuiser, quelques mois avant l'arrivée de la récolte suivante.

Les pénuries alimentaires sont imputés à l'irrégularité des précipitations et aux périodes de sécheresse, à un accès trop limité aux semences et aux engrais, à une réduction de la superficie ensemencée, à de mauvaises pratiques agricoles et à une insuffisante diversification des cultures.

Les zones les plus touchées sont les régions les plus sèches au sud du pays.

Autrefois grenier à blé de l'Afrique australe, le Zimbabwe a été confronté à des pénuries alimentaires chroniques ces dernières années, suite à une chute de la production agricole attribuée en partie à une réforme agraire controversée.

Les exploitations appartenant aux fermiers blancs ont été saisies et attribuées à des Noirs sans terre qui n'avaient en général ni les compétences ni les moyens pour les grandes cultures, et n'ont reçu que peu de soutien du gouvernement.

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