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Le président malien par intérim est rentré à Bamako après 2 mois d'absence

27/07/2012 01:44 EDT | Actualisé 26/09/2012 05:12 EDT

Le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, est rentré vendredi à Bamako après deux mois de convalescence à Paris à la suite d'une agression dans son bureau par des manifestants opposés à son maintien au pouvoir, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'avion de M. Traoré s'est posé à 17H20 (locales et GMT) à l'aéroport de Bamako. Il a été accueilli par le Premier ministre de transition Cheick Modibo Diarra. Le capitaine Amadou Haya Sanogo, auteur d'un coup d'Etat le 22 mars contre l'ex-président Amadou Toumani Touré (ATT), était présent dans le salon d'honneur de l'aéroport.

Un impressionnant dispositif de sécurité a été mis en place à l'aéroport, dont de nombreux hommes armés et encagoulés postés sur les toits.

Dioncounda Traoré, 70 ans, investi président par intérim le 12 avril après la remise du pouvoir aux civils par les putschistes, avait été victime le 21 mai dans son bureau à la présidence, situé près de Bamako, d'une agression par de jeunes manifestants surexcités qui l'avaient frappé, le blessant grièvement.

Il était parti deux jours plus tard à Paris pour y subir des examens médicaux et se faire soigner.

La première des tâches de Dioncounda Traoré sera de travailler à la formation d'un gouvernement d'union nationale exigée d'ici mardi par les voisins ouest-africains du Mali, sous peine de sanctions économiques et politiques.

Si M. Traoré "estime qu'il a besoin de temps" supplémentaire, "il peut saisir ses pairs chefs d'Etat" de la région, a toutefois affirmé vendredi le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Djibrill Bassolé.

Un gouvernement d'union doit avoir la légitimité suffisante pour pouvoir lancer, avec le soutien de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), une contre-offensive dans le nord du pays occupé depuis quatre mois par les islamistes liés à Al-Qaïda au maghreb islamique (Aqmi).

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