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JO-2012 - France-USA: même pas peur!

27/07/2012 11:25 EDT | Actualisé 26/09/2012 05:12 EDT

Si la France aura besoin d'un immense exploit pour battre les Etats-Unis en ouverture du tournoi olympique de basket dimanche, les coéquipiers de Tony Parker abordent l'échéance sans crainte tellement ils ont l'habitude de fréquenter les stars américaines au quotidien.

Sur les douze joueurs de l'équipe de France, devenu avec l'Espagne le principal vivier de la NBA hors des Etats-Unis, ils sont pas moins de huit à jouer, avoir joué ou jouer prochainement dans la Grande Ligue.

Ils auraient même pu être encore beaucoup plus nombreux sachant que des joueurs comme Joakim Noah, Rodrigue Beaubois, Mickaël Pietrus, Johan Petro ou Ian Mahinmi ne font, pour des raisons diverses, pas partie de l'aventure.

De ceux qui sont là, Tony Parker est triple champion NBA et quadruple All Star, Ronny Turiaf le grand copain de Kobe Bryant, Boris Diaw un joueur respecté de la Ligue et Nicolas Batum vient de signer un contrat en or avec Portland.

Impossible donc de voir dimanche les mêmes scènes qu'en 1992 où la Dream Team se faisait prendre en photo par ses adversaires en plein match. "Bah non, se marre Batum. On s'est déjà croisés à l'entraînement ici, on s'est salués et c'est tout. On se rencontre toute l'année. Ronny a joué avec Kobe Bryant et LeBron James, Tony connaît tout le monde. On les respecte mais on n'est pas impressionnés. Et surtout, on n'a pas peur. +No way+."

"On n'aura pas cet effet +waouw on joue les States+ car on joue contre eux tout le temps", abonde Parker qui sait qu'il aurait eu sa place dans le Team USA et promène lui-même son aura de star du basket au village olympique.

Boris Diaw, élu meilleure progression de la saison en NBA en 2006, n'a pas l'air non plus de nourrir des complexes. "Pour les jouer toute l'année, je sais qu'on a les armes pour gagner. Pour nous ce n'est pas un gala, c'est un vrai match à jouer", martèle le capitaine des Bleus.

"Oui je pense vraiment qu'ils sont prenables. Dur à battre mais pas imbattables, abonde Batum. Ils ne gagnent pas de quarante points comme il y a vingt ans. Et dans un jour sans contre une bonne équipe, tout peut arriver. Regarde la Grèce qui, sans aucun joueur NBA dans son équipe, avait sorti les Etats-Unis en 2006", en demi-finales du Championnat du monde au Japon. "Et il y avait déjà LeBron James, Carmelo Anthony, Dwight Howard et Chris Paul."

Mickaël Gelabale, qui a joué à Seattle entre 2005 et 2008, est d'accord. "On les respecte mais on est trop nombreux à avoir joué là-bas pour avoir peur."

Même si son souvenir de jeunesse en basket le plus prégnant reste le dunk de Vince Carter au-dessus de Frédéric Weis aux JO de Sydney. "J'avais suivi le match en direct. Quand j'ai vu ça, je suis allé me recoucher direct."

jk/el

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