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JO-2012 - Cyclisme: Cavendish pour cible

27/07/2012 07:51 EDT | Actualisé 26/09/2012 05:12 EDT

Un peloton entier a pour cible Mark Cavendish, le champion du monde que la sélection britannique, qualifiée de "Dream Team", a promis d'emmener au titre olympique, samedi, sur le prestigieux "Mall" de Londres.

"Il a été là pour moi en juillet, c'est son tour maintenant et nous sommes tous là pour lui", annonce le Londonien Bradley Wiggins, vainqueur dimanche dernier du Tour de France et décidé à renvoyer l'ascenseur au plus grand sprinteur de son époque.

"Tous contre Cavendish, c'est un peu ça", confirme le Belge Philippe Gilbert avant le départ (09h00 GMT) d'une course de 249 kilomètres qui va chercher le circuit tracé dans les collines de Box Hill, à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest de Londres, pour neuf tours avant de revenir dans la capitale.

"Mark est le plan A et le reste de l'alphabet", plaisante Dave Brailsford, le manager de la sélection britannique tant "Cav", réduit à une portion congrue (trois étapes tout de même !) lors du Tour, bénéficie du soutien de ses coéquipiers. A eux seuls, les coureurs retenus (Cavendish, Wiggins, Froome, Millar), auxquels s'ajoute le champion national Ian Stannard, ont gagné sept étapes du Tour et pris les deux premières places du classement final.

Leurs adversaires savent que la solution passe par des attaques. "Sur un parcours comme ça, tout est vraiment possible", estime Tom Boonen, le Belge triomphateur des classiques d'avril (Tour des Flandres, Paris-Roubaix), d'autant que les équipes nationales sont limitées à un maximum de cinq coureurs par pays.

L'Australie (Goss, Gerrans), l'Allemagne (Greipel, Degenkolb), la Belgique (Boonen, Gilbert, Van Avermaet), l'Italie (Modolo, Nibali, Paolini), l'Espagne (Ventoso, L. L. Sanchez, Valverde) et la France (Démare, Gallopin, Chavanel) ont bâti des sélections mêlant sprinteurs et attaquants. Pour faire face à toutes les options d'une course qui peut très bien sourire à des invididualités telles que Peter Sagan, le seul représentant slovaque, maillot vert du Tour de France, ou le Norvégien Edvald Boasson Hagen, coéquipier habituel de Cavendish chez Sky.

Le titre olympique, accessible aux professionnels depuis 1996, est devenu un objectif à part entière qui a fait la fierté de l'Espagnol Samuel Sanchez, le vainqueur de Pékin éliminé du rendez-vous sur blessure. Pour lever les bras dans la ligne droite du "Mall" avec Buckingham en arrière-plan, Cavendish, 27 ans, a toutefois besoin de ses coéquipiers. "Je ne suis que le dernier maillon", a-t-il insisté humblement. Mais un maillon en or.

jm/el

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