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GP de Hongrie - M. Kaltenborn (Sauber): "La baisse des coûts est fondamentale"

27/07/2012 08:05 EDT | Actualisé 26/09/2012 05:12 EDT

L'Autrichienne Monisha Kaltenborn, directrice générale de l'écurie suisse Sauber F1, est favorable à une baisse des coûts quelle juge "fondamentale" pour l'avenir de la Formule 1, a-t-elle expliqué à l'AFP vendredi, entre les deux séances d'essais libres du Grand Prix de Hongrie.

Q: Vous attendiez-vous à une première moitié de saison aussi réussie ?

R: "Quand nous avons fait les premiers essais avec la nouvelle voiture, il y avait des signes positifs et nous avions des espoirs. Puis on s'est rendu compte, en course, qu'on avait pris la bonne direction. Je suis agréablement surprise que nous ayons pu monter sur le podium (deux fois) et marquer souvent des points. Je suis très heureuse de ces résultats qui sont dûs aussi à notre approche cet hiver: nous nous sommes concentrés sur les points faibles de la voiture précédente, et tout le monde était d'accord avec cette approche coordonnée".

Q: Où en est la discussion d'une limitation des coûts en F1 ?

R: "L'Accord pour une Restriction des Ressources (RRA) et la baisse des coûts sont fondamentaux pour l'avenir de notre sport. Le RRA est une bonne base mais il faut en faire beaucoup plus. Dix écuries (ndlr: toutes sauf Red Bull et Toro Rosso) ont demandé de l'aide à la FIA pour mettre en place et surveiller le système, nous espérons que ce sera le cas pour les châssis en 2013, puis pour les moteurs en 2014. La plupart des écuries ont des problèmes financiers, c'est dû à la situation économique mondiale. Il faut montrer au monde, et aux fans, que nous travaillons sur une limitation des coûts, avec des solutions équitables, car on a besoin de tout le monde".

Q: Est-ce que vous avez toujours un oeil neuf, après dix ans de F1 ?

R: "Nous sommes quelques personnes à penser différemment aujourd'hui, à des postes plus exposés, par rapport à l'ère où les fondateurs de la F1 contrôlaient les écuries et tout le reste. La F1 a changé, elle ressemble de plus en plus à un sport mondial et les écuries sont devenues des grosses sociétés, les risques sont plus importants. Je voulais faire quelque chose d'excitant, de différent, et j'ai toujours été fascinée par les domaines où on ne sait pas tout, où on apprend tous les jours. Je ne peux plus imaginer travailler ailleurs qu'en F1, alors que c'est un peu arrivé par hasard dans ma vie".

Propos recueillis par Daniel ORTELLI

dlo/eb

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