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Fifa-corruption: le comité d'éthique veut étudier aussi des cas anciens

27/07/2012 08:04 EDT | Actualisé 26/09/2012 05:12 EDT

Les présidents du nouveau comité d'éthique de la Fifa, l'Américain Michael Garcia et l'Allemand Hans-Joachim Eckert, ont assuré vendredi qu'ils entendaient étudier tous les cas de corruption au sein de l'organisation, actuels ou passés.

Les deux nouveaux dirigeants s'exprimaient lors d'une conférence de presse, deux jours après l'entrée en vigueur du nouveau code d'éthique de la Fifa.

Pour M. Garcia, qui dirige la chambre d'instruction du comité d'éthique, les enquêtes sur la corruption au sein de la Fifa ne peuvent être limitées aux seuls cas actuels.

Il n'y a pas de "restriction", y compris en matière de ligne de démarcation "entre le passé et le futur", a-t-il dit.

Les journalistes ont demandé à plusieurs reprises à MM. Garcia et Eckert si le comité entendait enquêter sur le passé de l'actuel patron de la Fifa, Sepp Blatter. Ils n'ont pas cité ce cas précis, mais "il n'y a aucune restriction à ce que nous allons examiner", a toutefois indiqué M. Garcia.

Le nouveau comité d'éthique a rendu sa première décision jeudi en suspendant provisoirement de toute activité liée au football Mohamed Bin Hammam, ex-président de la Confédération asiatique de football (AFC), pendant 90 jours maximum, le temps de procéder à des enquêtes.

Le comité d'éthique entend établir une enquête "préliminaire", a indiqué M. Garcia, pour chercher de nouvelles preuves dans l'affaire qui avait valu à Bin Hammam une suspension à vie récemment levée par le tribunal arbitral du sport (TAS).

Bin Hammam avait été accusé en mai 2011 d'avoir acheté des voix avant l'élection présidentielle à la Fifa. Il s'était retiré de la course avant d'être radié à vie.

Vendredi, les présidents du comité éthique n'ont pas souhaité indiquer s'ils souhaitaient entendre Bin Hammam.

La Fifa traverse une nouvelle tempête avec les dernières révélations sur une ancienne affaire, dite affaire ISL, ex-société détentrice des droits exclusifs sur la Coupe du monde accusée de pots-de-vin versés au prédécesseur de Sepp Blatter, le Brésilien Joao Havelange.

Vendredi, M. Garcia et M. Eckert, qui n'ont souhaité s'exprimer ni sur ce cas, ni sur aucun autre, ont approuvé l'idée d'une sorte de "hotline" qui permettrait à quiconque, membre de la Fifa ou non, de dénoncer des cas de corruption.

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