Concert de Jean Leloup: Leloup, le corbeau et les fourmis

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LELOUP
Jean-François Cyr

MONTRÉAL - Jean Leloup a offert, jeudi soir, à Montréal, un concert truffé de succès pour le trentième anniversaire du Festival Juste pour rire. Le chanteur quinquagénaire, au cœur d’une tournée estivale acclamée partout au Québec, avait promis une performance marquante et un party historique. Pari réussi, Leloup s'est produit sur une place des Festivals bondée de dizaines de milliers de personnes venues vivre avec lui sa fameuse Nuit des confettis.

Arborant un chapeau noir de style new-yorkais et des vêtements décontractés on ne peut plus urbains, Jean Leloup apparaît sur scène avec la dégaine déjantée qu’on lui connaît bien. Sans détour, il pousse un farfelu cri comme lui seul est capable d’en livrer. Le ton est donné. L’auteur-compositeur-interprète semble de fort bonne humeur. Autour de lui, David Mobio, aux claviers, Patrice Agboukou, à la basse, Alain Bergé, à la batterie et la sexy Virginia Tangvald à la voix.

L’immortelle « Isabelle » part le bal. Déjà, on sent la grande forme de l’homme et de ses comparses qui poursuivront avec deux autres toniques que sont « Nathalie » et « Cookie ». Ces chansons passeront en trombe, stimulées par les riffs de la guitare Fender de Leloup, dont le visage perle la sueur, mais aussi le bonheur. Le chanteur affiche un grand sourire qui revient sans cesse éclairer son visage depuis le début du concert.

Spectacle de Jean Leloup à Montréal, 26 juillet 2012
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« Mais y’a pas d’mal à se faire du bien », chantera-t-il ensuite sur un autre classique intitulé « Faire des enfants ». À mi-chemin, il prendra sa guitare rouge à deux manches pour un solo bien senti. Viendront après « Think About You » et « Edgar », avec ses excellentes lignes de basse et de batterie.

C’est ici qu’arrive l’histoire récitée (elle reviendra quelques fois durant la soirée) et quelque peu improvisée du corbeau de Jean Leloup, sorte de voyageur imagé qui fait le lien poétique et halluciné entre les chansons pigées dans son vaste répertoire. Témoin privilégié de la vie du chanteur, cet oiseau ? Sombre solitaire qui annonce la mort ? Personnage qui évoque l’aventure artistique du chanteur ? De tout ceci et de tout le reste, probablement…

Sur une belle performance à la guitare, on entendra par la suite les paroles « au-delà de la mer il existe un pays aussi beau que le paradis de la bible; et les filles sont belles. Viendras-tu avec nous, étranger ? ». Artiste grandement estimé pour ses textes, tout comme les ambiances musicales qu’il crée, on oublie parfois à quel point Leloup est également un guitariste ingénieux. À cet égard, son talent se mesure facilement sur des morceaux comme « Paradis perdu ».

D’un succès à l’autre

Plus tard, à la métaphorique « La vie est laide », les bras sont levés vers le ciel et les cris jailliront d’une audience follement ravie de retrouver « le vrai Jean Leloup », celui des « hits ». Étrange image souvent attribuée (à tort?) à l’artiste et récemment amplifiée depuis le début de l’été à cause de ce nouveau spectacle qui fait la belle vie aux classiques de Leloup. Malgré la myriade de succès proposés dans cette présente tournée, ce dernier a su se renouveler avec des chansons savamment revisitées, comme ont font foi les brillants arrangements musicaux qui abondent dans le concert.

Succès disions-nous ? « Johnny Go » (on a droit à une version groovy teintée d’un quasi hip-hop bien envoyé par Virginia Tangvald, qui malheureusement a un léger manque de coffre), « La chambre » (superbe mariage guitare/basse), « La vallée des réputations », l’énergique « Le monde est à pleurer » ou encore « Voyager » avec son rêve contagieux de liberté.

Quelque part avant le premier rappel, Jean Leloup, préparera lentement mais sûrement un autre incontournable, à savoir l’explosive « Les fourmis » et ses couleurs de rock-reggae. Moment fort de la soirée durant lequel les amateurs se sont véritablement déchaînés.

« À part que rien n'a changé; l'amour est sans pitié; oh non rien ne va changer », chantera également Jean Leclerc, alias John The Wolf, ou le Roi Ponpon.

Rien n’a changé ? En effet, certaines caractéristiques intrinsèques à Jean Leloup demeurent intactes sur scène. On pense aux sacres, dérives et frasques en tout genre qui font la marque du chanteur, pour le meilleur et pour le pire.

Artiste décoiffant et déroutant, certes, mais ô combien brillant. Car à nouveau, ce génie fou qu’on apprécie tant a démontré que son immense talent éclaire toujours « deux milles à la ronde ».

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