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Cavendish pourrait donner au Royaume-Uni sa première médaille d'or

27/07/2012 12:55 EDT | Actualisé 26/09/2012 05:12 EDT

LONDRES - Mark Cavendish a passé les trois premières semaines du mois de juillet à servir son compatriote Bradley Wiggins, pour aider le Londonien dans sa quête d'une victoire au Tour de France.

Ses efforts ont porté fruit, puisque Wiggins est devenu le premier Britannique à ramener au pays le fameux maillot jaune. C'est maintenant au tour de Cavendish d'occuper le devant de la scène, alors que ses compatriotes misent sur lui pour donner au Royaume-Uni sa première médaille d'or des Jeux de Londres.

Cavendish, considéré comme le plus redoutable sprinter au monde, s'est entraîné pendant les 12 derniers mois en vue de la course sur route de 250 kilomètres qui aura lieu samedi. Le parcours fera défiler les cyclistes parmi les plus beaux sites de Londres et les soumettra neuf fois à l'ascension de la difficile Box Hill, à Surrey.

S'il demeure dans la lutte après la dernière ascension, le cycliste de 27 ans a toute la puissance nécessaire pour dominer le sprint final et remporter la médaille d'or.

«Je sais que si je me rends au sprint je suis le cycliste le plus rapide au monde, mais je ne suis pas le grimpeur le plus rapide au monde, a dit Cavendish. Je suis confiant pour ce qui est du sprint, mais je dois me rendre jusqu'au sprint.»

Cavendish a modifié sa routine d'entraînement et a perdu quatre kilos cette année afin d'être en mesure de maintenir le rythme des autres cyclistes lors de l'ascension de la Box Hill. Cette portion du circuit pourrait bien décider du vainqueur.

En compagnie de son entraîneur Rod Ellingworth, Cavendish a soigneusement étudié les chemins étroits qui mènent au sommet de cette courte ascension. Il a parcouru cette portion du circuit à plusieurs reprises, en portant attention aux petits détails, afin d'être fin prêt pour la course de samedi.

Cavendish a beau dire que les attentes de ses compatriotes et le fait que cette course survienne au début des Jeux n'ajoutent pas de pression supplémentaire sur ses épaules, il reconnaît que l'événement sera chargé d'émotion.

«Une médaille olympique, peu importe que ce soit la première ou la dernière, c'est une médaille pour votre équipe, a-t-il dit. Il est facile de se laisser envahir par les émotions. J'ai ressenti la nervosité cette semaine. Nous sommes entraînés de façon à contrôler et surmonter cette nervosité.»

Alors que Cavendish pourra compter sur l'aide de quatre coéquipiers britanniques, le Canadien Ryder Hesjedal sera seul de son camp lors de la course de samedi. Le Canada n'a pas récolté suffisamment de points de qualification pour permettre à un autre cycliste de prendre part à l'épreuve.

Le cycliste de 31 ans, de Victoria en Colombie-Britannique, en sera à sa troisième participation à des jeux olympiques.

«C'est excitant. C'est même un peu écrasant, a dit Hesjedal plus tôt cette semaine. Mais je me suis entraîné en mettant l'accent sur cette épreuve. Nous verrons comment je vais m'en tirer samedi et par la suite dans le contre-la-montre.»

Lors des Jeux de Pékin en 2008, Hesjedal avait pu compter sur la présence de ses coéquipiers Michael Barry et Steven Tuft lors de l'épreuve sur route. Barry avait terminé huitième, Hesjedal 55e et Tuft 58e.

Cette fois, ce sera un «one-man show», selon l'expression de Hesjedal. Un scénario avantageux pour lui serait de se retrouver au centre d'un petit groupe qui s'échappe en début de course.

«Je peux rouler au sein d'un petit groupe et dans un tel cas il n'y aurait pas beaucoup de coéquipiers», a-t-il dit.

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