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Aviron: les athlètes ont de grandes attentes pour les Jeux olympiques

27/07/2012 03:51 EDT | Actualisé 26/09/2012 05:12 EDT

LONDRES - Elle peut être la championne olympique en titre, mais la nouvelle équipe masculine canadienne en huit de pointe — comme toutes les autres — fait figure de second violon derrière les Allemands dans leur quête de l'or à Londres.

Après une quatrième place à Pékin en 2008, le huit de pointe féminin espère être en mesure de battre les États-Unis.

Les deux rivalités ont pris de l'ampleur alors que les premières compétitions d'aviron débuteront en fin de semaine à Eton Dorney, qui se situe environ à 60 kilomètres à l'ouest de Londres.

La discipline de l'aviron est importante pour la délégation canadienne, alors que cinq médailles sont à portée de main.

Les huit de pointe masculin et féminin, Dave Calder et Scott Frandsen en quatre de pointe sans barreur, ainsi que les tandems du deux de couple poids léger formés de Lindsay Jennerich et Patricia Obee, chez les femmes, et de Morgan Jarvis et Douglas Vandor, du côté masculin, représentent les espoirs canadiens de médailles.

«Rien n'est facile aux Jeux olympiques mais beaucoup de nos athlètes sont passés aux travers de ces épreuves, explique Peter Cookson, directeur de la haute performance chez Canada Aviron. Ils (les athlètes) savent ce qu'il faut faire pour gagner et ils seront prêts.»

Le vétéran Brian Price, qui participe à ses troisièmes Jeux olympiques, reconnaît que le huit de pointe masculin fait figure de négligé.

«Soyons honnêtes, les Allemands ont tout raflé au cours des trois dernières années. Ils viennent, encore, de remporter la Coupe du monde et les Britanniques ont tout donné pour les renverser. Ce sont les favoris», dit-il.

Price, 36 ans, originaire de Belleville, en Ontario, estime que l'Australie, le Royaume-Uni, les Pays-Bas ainsi que la Pologne représentent aussi des adversaires coriaces.

Plus tôt en juillet, les Allemands ont à nouveau démontré leur supériorité en remportant la Coupe du monde, à Lucerne, en Suisse, devant les Britanniques et le Canada.

Les Olympiques de 2008 étaient ceux de la rédemption pour le huit de pointe masculin canadien, qui avait terminé en cinquième place à Athènes en 2004 alors que l'équipe était considérée comme la favorite de la discipline.

Puisque seulement trois athlètes des Jeux de Pékin, dont Price, sont de retour à Londres, tout est à recommencer pour le huit de pointe masculin. Price reconnaît que les Canadiens sont jeunes, mais ajoute qu'ils sont puissants et très affamés.

Ce dernier croit que pour répéter la victoire de 2008, le huit de pointe masculin devra tirer des leçons de ce qui est survenu aux Olympiques d'Athènes.

«Nous avions été trop complaisants, dit Price. Par contre, ce n'était pas intentionnel de notre part.»

«Maintenant, je sais qu'il faut constamment faire preuve de vigilance, ajoute Price. C'est comme mener 3-0 au hockey. Vous pensez être en bonne position pour l'emporter et parfois ce n'est pas ce qui arrive.»

L'attitude de l'équipe s'est également forgée lorsque ses membres ont décidé de poursuivre l'entraînement pendant la période des Fêtes.

«Personne n'était retourné à la maison pour célébrer avec leurs familles, confie Will Crothers, de Kingston, en Ontario. Toute notre attention était dirigée vers la plus haute marche du podium à Londres.»

La situation est similaire du côté des femmes. À Lucerne, les Canadiennes avaient pris le deuxième rang, terminant à 0,3 seconde des Américaines. Les Pays-Bas avaient complété le podium.

Le huit de pointe féminin pourra compter sur Leslie Thompson-Willie, qui, à l'âge de 52 ans, en sera à une huitième expérience aux Jeux olympiques.

«Seulement quelques athlètes en sont à leur premiers Jeux olympiques, rappelle le directeur de la haute performance chez Canada Aviron. Le reste de l'équipe sait à quoi s'attendre. Elles sont vraiment concentrées.

Thompson-Willie, de London, en Ontario, compte une médaille d'or, deux d'argent et une de bronze à son palmarès.

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