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Wall Street finit en nette hausse, stimulée par des propos de Mario Draghi

26/07/2012 04:27 EDT | Actualisé 25/09/2012 05:12 EDT

Wall Street s'est nettement appréciée jeudi, après des propos du président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi, qui s'est dit prêt à faire le nécessaire pour préserver l'euro, et de bons indicateurs américains: le Dow Jones a pris 1,67% et le Nasdaq 1,37%.

Selon les chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average s'est apprécié de 211,88 points à 12.887,93 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, de 39,01 points à 2.893,25 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 s'est adjugé 1,65% (+22,13 points) à 1.360,02 points.

La Bourse de New York n'a pas caché son enthousiasme jeudi, après des propos du président de la BCE, Mario Draghi, qui l'ont rassurée sur la volonté de la zone euro de répondre de manière perçue comme plus ferme à la crise.

"M. Draghi a enfin envoyé un message clair au marché: que (la BCE) ferait tout son possible pour sauver l'euro, ce qui suggère que l'on se dirige probablement vers une action coordonnée" des banques centrales, "du côté européen comme du côté de la Réserve fédérale américaine" (Fed), a noté Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital.

"La BCE est prête à faire tout ce qui est nécessaire pour préserver l'euro. Et croyez-moi, ce sera suffisant", a en effet déclaré à Londres Mario Draghi, tout en soulignant également que l'institution avait aussi pour mission de réagir à l'envol des taux d'emprunt.

"Le marché espère que cela signifie que la BCE s'apprête à devenir plus offensive dans son combat contre la crise" sur le continent européen, ont indiqué les analystes de Charles Schwab.

Par ailleurs, le taux d'emprunt à 10 ans de l'Espagne est passé sous les 7%, pour la première fois depuis le 19 juillet, après avoir atteint un record depuis la création de la zone euro à 7,7% mercredi.

Pour Dick Green, du site d'analyse financière Briefing.com, si le "palliatif Draghi" se traduit sur le marché par un rebond "fort et important", les doutes persistent "sur ce que la BCE peut réellement accomplir" pour sauver la zone euro.

Aux Etats-Unis, mis à part un léger repli en juin des promesses de vente de logements aux Etats-Unis après un bond en mai, "des statistiques économiques solides soutiennent (...) le marché", ont souligné les analystes de Wells Fargo, citant un fort recul des inscriptions hebdomadaires au chômage et la nette progression des commandes de biens durables en juin.

Le marché a par ailleurs portée son attention sur une séance très chargée en résultats d'entreprises, fébrile en attendant les résultats du réseau social Facebook, qui a annoncé jeudi après la clôture une perte au 2e trimestre de 157 millions de dollars pour sa première publication de résultats depuis qu'il est coté en Bourse.

Le marché obligataire a terminé en baisse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans est monté à 1,428% contre 1,406% mercredi et celui à 30 ans à 2,490% contre 2,467%.

ppa/sl/mdm

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