Native de Saint-Nicolas, Valérie Welsh est âgée de 24 ans et elle pratique la nage synchronisée depuis qu’elle a 8 ans. Elle s’entraîne présentement avec l’équipe canadienne à la piscine du Parc Olympique de Montréal, sous la supervision de Julie Sauvé.

Valérie en sera à ses premiers Jeux olympiques lorsqu’elle foulera le sol de Londres. Huffington Post Québec lui a posé sept questions.

Huffington Post Québec: Valérie, lorsque tu sauteras dans la piscine à Londres, tu en seras à tes premiers Jeux olympiques. Comment abordes-tu ce grand événement?

Valérie Welsh: Aller aux Jeux olympiques, c’est vraiment le rêve de tout athlète… et c’est aussi le mien depuis que je suis toute petite! Présentement, c’est vraiment un mélange d’émotions: stress, excitation, fierté, etc. Nous nous entraînons hyper fort et nous sommes aussi très confiantes en vue des Jeux de Londres.

HP: As-tu toujours su que tu prendrais un jour part aux Jeux olympiques? Quand tu étais petite, t’entraînais-tu en fonction de ce rêve-là?

VW: J’ai toujours rêvé d’aller aux Jeux olympiques. Par contre, mon parcours en tant qu’athlète a été difficile. Avant d’entrer au Centre d’excellence en 2008, je n’avais jamais réussi à me tailler une place au sein d’une équipe nationale (ni 13-15, ni junior, ni senior). J’étais toujours la suivante: s’ils sélectionnaient 12 nageuses, j’étais la 13e; l’année suivante ils en prenaient 11 et j’étais la 12e… et cela pendant six ans. Donc, il y a un certain moment dans ma carrière où j’y rêvais plutôt en silence, mais je suis extrêmement contente d’avoir continué à rêver! C’est vraiment ce qui m’a permis de m’y rendre!

HP: Tu feras partie des compétitions d’équipe à Londres. Le Canada n’a pas obtenu de médaille en nage synchronisée depuis
Sydney, en 2000. Comment évalues-tu les chances de l’équipe canadienne de décrocher une médaille en 2012?

VW: Depuis 2008, le Canada est sur une lancée en nage synchronisée. Nous avons accumulé les podiums au niveau international. Nous n’avons rien à perdre et tout à gagner! La lutte sera très féroce entre le Canada, l’Espagne et la Chine. Personne ne va vouloir laisser sa place… et nous non plus!

HP: Sur quel point devez-vous vous concentrer si vous souhaitez accéder au podium?

VW: Nous devons nous assurer d’offrir une performance simplement parfaite. La synchronisation et les poussées acrobatiques doivent être impeccables. On doit s’assurer d’être définitivement les meilleures et ne laisser aucun doute.

HP: Si l’équipe de nage synchronisée remporte une médaille olympique, vas-tu : Pleurer? T’évanouir? Sauter partout hystériquement? Manger tout ce que tu n’a pas pu manger depuis des mois? Faire la fête toute la nuit? Autre chose?

VW: Toutes ces réponses! Je vais sûrement chercher mes parents pour leur sauter au cou ainsi que toute ma famille qui sera sur les lieux! Ils partagent ce rêve-là avec moi depuis que je suis toute petite et ils ont certainement fait autant de sacrifices que moi! Ils mériteraient une médaille eux aussi!

HP: Si tu pouvais rencontrer un athlète lors de ton passage à Londres, quelqu’un qui t’inspire vraiment, qui serait-ce et pourquoi?

VW: C’est vraiment difficile à dire parce que tous les athlètes m’impressionnent! Je trouve que chaque discipline est tellement difficile et que chaque athlète devient un spécialiste de son sport, surtout rendu aux Jeux olympiques.
J’ai eu la chance de côtoyer certains athlètes canadiens aux derniers Jeux panaméricains, dont certains étaient vraiment impressionnants. L’équipe canadienne est vraiment une belle gang! Les athlètes vont encourager les autres, on regarde les performances de chacun et chacune sur une grosse télé dans le village!
Pour ce qui est de mon équipe, nos porte-bonheur sont Meaghan Benfeito, Roseline Filion et Jennifer Abel (les plongeuses). Elles viennent toujours nous encourager lors de nos compétitions!

HP : Sans vouloir t’inciter à penser à trop long terme, as-tu une idée de ce qui t’attend après les Jeux olympiques de Londres?

VW: Après les Jeux, je vais devenir une « vraie de vraie » étudiante! Je vais étudier à temps plein en médecine vétérinaire. Je vais habiter à Saint-Hyacinthe et c’est certain que je vais rester connectée avec la nage synchro! Je vais être entraîneure pour le club Les Vestales de Saint-Hyacinthe et je vais transmettre ma passion à plein de petites filles.

À propos de l’auteur : Alexandre Duval est rédacteur-blogueur pour Merlin Assurance, étudiant à la maîtrise en science politique et assistant de recherche à l’Université du Québec à Montréal. Au cours des dernières années, il également étudié à Toronto, en France ainsi qu’aux États-Unis, où il a évolué comme joueur de tennis dans la Division 1 de la NCAA.