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USA: l'armée menace de raser la barbe du meurtrier présumé de Fort Hood

26/07/2012 11:24 EDT | Actualisé 25/09/2012 05:12 EDT

Un juge militaire américain a ordonné au commandant Nidal Hasan de raser sa barbe avant de comparaître devant le tribunal qui doit le juger pour la fusillade qui a fait 13 morts en novembre 2009 sur la base de Fort Hood (Texas), faute de quoi il sera rasé de force.

Lors d'une audience préliminaire à son procès en cour martiale mercredi, le commandant Hasan a été exclu du tribunal pour outrage et condamné à une amende de 1.000 dollars pour avoir "violé les règles de l'armée de Terre relatives à la tenue", affirme l'US Army dans un communiqué.

"L'accusé a refusé de se raser volontairement et a suivi le reste de l'audience en dehors de la salle d'audience via un circuit interne de télévision", précise l'armée.

Le juge, le colonel Gregory Gross, l'a informé qu'il pourrait ordonner que le commandant Hasan soit rasé de force afin d'être en mesure de comparaître en personne devant la cour martiale.

Psychiatre dans l'armée américaine, Nidal Hasan est poursuivi pour 13 chefs d'accusation de meurtre avec préméditation, et pour 32 autres de tentatives de meurtre avec préméditation. Il risque la peine de mort.

Son procès, reporté à deux reprises à la demande de la défense, doit s'ouvrir le 20 août.

Nidal Hasan est devenu paraplégique à la suite d'une balle reçue lors de l'échange de coups de feu le 5 novembre 2009 sur la base de Fort Hood au Texas (sud des Etats-Unis). Considéré comme un "loup solitaire" d'Al-Qaïda, il a été reconnu par de nombreux témoins comme la personne ayant ouvert le feu au hasard, aussi bien sur ses collègues que sur des civils, en criant "Allahou akbar!".

Le drame avait créé un choc dans l'opinion américaine. Le haut commandement de l'armée a été soumis à d'intenses critiques pour avoir ignoré des signes avant-coureurs dans le comportement du commandant Hasan qui, selon le FBI, correspondait par courriel avec l'imam radical Anouar Al-Aulaqui, tué dans une attaque de drone au Yémen en septembre 2011.

mra/sam

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