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Syrie: principales défections depuis le début du conflit

26/07/2012 06:46 EDT | Actualisé 25/09/2012 05:12 EDT

Rappel des principales défections de personnalités du régime syrien depuis le début de la révolte en mars 2011, après la démission lundi du chargé d'affaires syrien à Londres, Khaled al-Ayoubi, plus haut diplomate de ce pays au Royaume-Uni.

- Le 8 mars 2012, le vice-ministre syrien du Pétrole, Abdo Houssameddine, annonce sa défection pour dénoncer la "brutalité" du régime de Bachar al-Assad, devenant le premier responsable gouvernemental à rejoindre les rangs de l'opposition, un an après le début de la révolte.

- Début juillet, le général Manaf Tlass, un haut gradé de l'armée et ami d'enfance du président Bachar al-Assad, fait défection. Fils du général Moustapha Tlass, ex-ministre de la Défense et ami de longue date de Hafez al-Assad, le père de l'actuel chef de l'Etat, Manaf Tlass a fait partie de la "nomenklatura" syrienne.

Le 26 juillet, Manaf Tlass a indiqué qu'il préparait une feuille de route pour une sortie de crise en Syrie impliquant d'"honnêtes" gens au sein du régime, mais sans M. Assad.

- Plusieurs diplomates ont fait défection en juillet.

Le 11, l'ambassadeur de Syrie à Bagdad, Nawaf Farès, a été le premier diplomate à faire défection. Il a trouvé refuge au Qatar et appelé l'armée à "rejoindre immédiatement les rangs de la révolution".

Le 24, défection de l'ambassadeur syrien aux Emirats arabes unis, Abdel Latif al-Dabbagh, et de son épouse, la chargée d'affaires syrienne à Chypre, Lamia Hariri, suivie le 25 par celle de l'attaché de sécurité de l'ambassade de Syrie dans le sultanat d'Oman, Mohammad Tahsine al-Faqir.

Le 30, le chargé d'affaires syrien à Londres, Khaled al-Ayoubi, a démissionné en signe de protestation contre la répression menée par le régime.

- Quatre députés ont également annoncé leur démission pour protester contre la répression du soulèvement.

Deux députés indépendants ont annoncé dès avril 2011 leur démission, suivis en janvier 2012 du député Imad Ghalioune, membre de la commission du budget au Parlement syrien qui s'est réfugié en Egypte.

Le 26 juillet, une députée de la ville d'Alep, Ikhlas Badaoui, a fait défection et s'est réfugiée avec ses six enfants en Turquie. C'est la 1ère défection au sein du nouveau Parlement issu des législatives du 7 mai.

Par ailleurs, le colonel Riad al-Assaad, déserteur réfugié en Turquie, a annoncé le 30 juillet 2011 la formation de l'Armée syrienne libre (ASL) pour engager une opposition armée.

Depuis, 28 généraux syriens déserteurs ont été accueillis sur le sol turc, aux côtés de centaines de militaires.

Parmi les désertions les plus spectaculaires celle le 22 juin d'un pilote d'avion de combat syrien, le colonel Hassan Merhi al-Hamadé, qui s'est enfui à bord de son MiG vers la Jordanie.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), des soldats ont pris la fuite par milliers depuis mars 2011, sans pour autant se rallier tous à la rébellion.

acm/bc/sbh

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