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Syrie: Manaf Tlass prépare une feuille de route pour une sortie de crise

26/07/2012 03:29 EDT | Actualisé 24/09/2012 05:12 EDT

Le général dissident syrien Manaf Tlass a indiqué qu'il préparait une feuille de route pour une sortie de crise en Syrie impliquant d'"honnêtes" gens au sein du régime mais sans Bachar al-Assad, dans un entretien publié jeudi par le quotidien arabe Asharq Al-Awsat.

"J'essaie, autant que je peux, d'aider à unifier les (gens) honnêtes en Syrie et à l'étranger pour élaborer une feuille de route en vue d'une sortie de crise", a déclaré le général Tlass dans l'entretien réalisé en Arabie saoudite où il a effectué les rites de la Omra (petit pèlerinage) à La Mecque.

Il a ajouté qu'il était prêt à coopérer avec le Conseil national syrien (CNS), principale formation de l'opposition, et l'Armée syrienne libre (ASL), formée de déserteurs et de civils armés, sans exclure les "honnêtes" du régime.

"Je mènerai des contacts avec toutes les personnes honnêtes qui veulent reconstruire la Syrie, qu'elles soient au CNS ou à l'ASL (...), les honnêtes même au sein du régime", a-t-il dit.

"Ils sont nombreux au sein du régime à ne pas avoir du sang sur les mains", a-t-il ajouté, en excluant une implication de Bachar al-Assad.

"Je ne vois pas la Syrie avec Bachar al-Assad", a-t-il dit en réponse à une question sur un futur rôle de l'actuel chef de l'Etat, dont il était un proche.

Le général Tlass a par ailleurs affirmé qu'il n'avait pas l'intention de diriger la Syrie post-Assad.

"Je ne cherche pas le pouvoir. Je cherche la sécurité et la stabilité de la Syrie (....). Je n'ai pas quitté la Syrie pour diriger la transition (...) mais parce que je refusais de participer au règlement sécuritaire" de la crise, que "je considérais suicidaire pour le régime", a-t-il dit.

Il s'est prononcé pour une direction collégiale: "Il est difficile pour une personne d'assumer la responsabilité de la phase actuelle. Il faudrait qu'une équipe de l'intérieur et de l'extérieur coopère pour gérer cette phase", a-t-il indiqué, appelant à éviter à la Syrie "l'éclatement, le conflit confessionnel".

Il a estimé, en réponse à une question, qu'un coup d'Etat militaire était "difficile" et souhaité l'aide de l'Arabie saoudite et d'autres pays de la région à l'élaboration de la feuille de route.

Mardi, le général Tlass, 48 ans, avait appelé mardi les Syriens à "s'unir (...) pour construire une nouvelle Syrie", dans sa première déclaration publique depuis sa défection le 6 juillet.

Il était entré en dissidence après la brutale répression menée par le régime et la destruction de Rastane, le berceau familial près de Homs.

Le 17 juillet, il avait annoncé qu'il se trouvait à Paris.

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