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Sida: la recherche française doit davantage travailler au niveau européen (ministre)

26/07/2012 08:13 EDT | Actualisé 25/09/2012 05:12 EDT

La recherche française sur le sida doit davantage travailler au niveau européen voire mondial pour pouvoir exister globalement au 21e siècle, a estimé jeudi à Washington la ministre française de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso.

"Travailler au niveau européen c'est essentiel... c'est aussi pour les chercheurs avoir des partenaires, une culture commune et faire partie de cette multitude qui nous sera nécessaire pour exister dans le 21e siècle au niveau de la recherche", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse en marge de la 19e Conférence internationale sur le sida qui réunit plus de 20.000 délégués à Washington jusqu'à vendredi.

C'est aussi dans cet esprit que la France a conclu un accord de partenariat scientifique avec les Etats-Unis, signé durant la conférence entre l'Agence nationale de Recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS) et les Instituts nationaux de la santé américains (NIH).

Dans son entourage, on a expliqué qu'il s'agissait d'un nouveau volet d'un accord de partenariat remontant à 1995. Cette nouvelle étape porte sur "l'objectif scientifique d'arriver à éradiquer le VIH" dans le cadre de l'initiative internationale dévoilée jeudi dernier par Françoise Barré-Sinoussi, Nobel de médecine pour la co-découverte du VIH.

Il porte sur des projets communs pour mettre en place concrètement des études et des financements.

Mme Fioraso a aussi jugé "qu'il y avait un besoin de simplification" dans la structure des différents organismes de recherche et ce "sans sacrifier la recherche et sa diversité". Selon elle, la France se situe au deuxième rang mondial pour la recherche sur le sida.

Dans son entourage, on a précisé que le budget annuel français consacré à la recherche sur le VIH est d'environ 110 millions d'euros.

Enfin la ministre a expliqué que dans un contexte de contrainte budgétaire il allait falloir "faire des choix, arbitrer". Mais elle a dit "ne pas être inquiéte sur les recherches qui doivent être menées par l'ANRS". "Je pense au contraire qu'elles sont suffisamment prometteuses pour qu'on les encourage", a jugé la ministre.

js/mdm

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