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Ouattara remercie Hollande pour l'annulation de la dette de Côte d'Ivoire

26/07/2012 08:03 EDT | Actualisé 25/09/2012 05:12 EDT

Le président ivoirien Alassane Ouattara, en visite officielle à Paris, a remercié jeudi son homologue François Hollande pour l'annulation de la dette de son pays à l'égard de la France, un montant supérieur à trois milliards d'euros.

M. Ouattara a été reçu pour la première fois par François Hollande, élu en mai. A l'issue de leur entretien, les deux présidents se sont exprimés devant la presse dans la cour du palais de l'Elysée.

"Monsieur le président, je voulais vous remercier parce que nous avons signé avec le ministre des Finances avant hier (mardi) une annulation de la dette de la Côte d'Ivoire à l'égard de la France de 99,5%, c'est-à-dire plus de 3 milliards d'euros", a déclaré M. Ouattara.

"Cela va nous permettre de renforcer les investissements dans les secteurs sociaux et je voudrais vous dire un grand merci", a-t-il ajouté.

"Nous voulons que la France et l'Afrique aient un partenariat dans la transparence et dans le respect" et "avec des principes qui sont ceux que nous posons dans les relations avec tous les pays du monde, c'est-à-dire la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, le respect des droits de l'Homme", a déclaré le président français.

Autre sujet abordé: la réconciliation en Côte d'Ivoire, en panne plus d'un an après la fin de la crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011, quelque 3.000 morts), et l'intervention de la force française Licorne qui avait permis l'installation de M. Ouattara, élu face à l'ancien président Laurent Gbagbo.

Selon la présidence française, François Hollande a évoqué "la question de la réconciliation nécessaire entre les Ivoiriens, qui passe par le dialogue, la lutte contre l'impunité et la justice".

La situation au Mali, dont le nord est occupé par des groupes islamistes armés alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a aussi été évoquée.

Le président Ouattara, qui préside actuellement la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest), a dit espérer une résolution des Nations Unies "dans les tout prochains jours" pour "une éventuelle intervention militaire".

François Hollande a réaffirmé que "dans le cadre d'une résolution du conseil des Nations-Unies, nous appuierons ce que les Africains auront eux-mêmes décidé".

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