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Mort de Mills: le parti au pouvoir au Ghana s'interroge sur son candidat présidentiel

26/07/2012 07:15 EDT | Actualisé 25/09/2012 05:12 EDT

Le parti au pouvoir au Ghana se réunissait jeudi pour voir comment désigner un nouveau candidat à la présidentielle en décembre prochain après la mort soudaine du président John Atta Mills.

John Atta Mills est décédé à 68 ans mardi à Accra des suites d'une maladie, qui n'a pas été spécifiée officiellement, mais qui était bien un cancer, a indiqué l'ancien homme fort du Ghana Jerry Rawlings à la BBC, confirmant les rumeurs et les articles de presse à ce sujet.

Les principaux responsables du Congrès national démocratique (NDC) devaient se rencontrer jeudi dans la soirée: "Nous allons réfléchir à un plan d'action concernant la sélection d'un candidat de notre parti", a déclaré le secrétaire général du parti Johnson Asiedu Nketia.

"Notre comité juridique nous donnera des instructions d'après ce que prévoit notre constitution et nous verrons s'il faut réunir un congrès ou s'il y a d'autres moyens de désigner un candidat", a-t-il dit.

La candidature du président par intérim, John Dramani Mahama, 53 ans, est souvent avancée, bien que le NDC ait connu des divisions récemment.

Lors d'une primaire du parti en 2011, Mills avait été choisi comme candidat à la présidentielle de décembre, laquelle s'annonce désormais très disputée.

Il avait largement devancé, Nana Konadu Agyemang Rawlings, l'épouse de l'ancien président Rawlings.

Ex-leader militaire auteur de coups d'Etat puis président civil élu de 1993 à 2001, Jerry Rawlings, interviewé depuis le Congo, a déclaré que ce décès était "attendu" car Mills souffrait d'un cancer et il ne travaillait que quelques heures par jour.

"Franchement, je pense que si on l'avait conseillé sagement à temps, il aurait pu survivre six ou sept mois de plus", a déclaré M. Rawlings, dont John Atta Mills fut le vice-président avant d'entrer en rivalité avec son ex-mentor et son épouse.

Le Ghana est considéré comme un modèle de démocratie en Afrique de l'Ouest et la transition après la mort du chef de l'Etat s'est déroulée sans accroc avec l'installation dans les heures qui ont suivi du vice-président Mahama, conformément à la constitution.

Les représentants de l'opposition ont appelé à l'unité et ont rendu hommage au président défunt, bien que des remarques sur son manque d'énergie et d'initiative - peut-être dus à la maladie - aient été relevées.

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