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Mali: des chefs militaires ouest-africains disent attendre l'accord de l'ONU

26/07/2012 12:42 EDT | Actualisé 25/09/2012 05:12 EDT

Des chefs militaires de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont affirmé jeudi ne plus attendre qu'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU pour déployer 3.000 hommes au Mali, dont le Nord est occupé par des groupes islamistes armés.

"La Micema (Mission de la Cédéao au Mali) est prête à exécuter sa mission, à se déployer au Mali", a assuré le chef de l'armée ivoirienne, le général Soumaïla Bakayoko, au terme d'une réunion de deux jours de responsables militaires de la Cédéao à Abidjan pour définir le format et la mission de cette force.

"Nous attendons tout juste la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies", a-t-il expliqué.

"Ce sont 3.000 hommes de la Cédéao qui iront au Mali", a-t-il confirmé, ajoutant que "13 pays sur 15" de l'organisation y "seront présents", sans plus de précision.

"Le Mali est d'accord pour le déploiement de la Micema", a encore indiqué le général Bakayoko.

Il n'a pas voulu préciser quel effectif serait affecté à la protection des institutions de transition à Bamako et combien de militaires seraient chargés d'aider l'armée malienne à reconquérir le nord du pays.

La prochaine réunion militaire de la Cédéao sur le Mali aura lieu le 9 août dans ce pays, a-t-il annoncé.

Les participants à la rencontre d'Abidjan ont examiné les conclusions d'une "mission d'évaluation technique" associant Cédéao, Union africaine (UA) et ONU, qui s'est rendue du 9 au 18 juillet à Bamako.

Le Conseil de sécurité s'est abstenu jusque-là de donner un mandat à une éventuelle force ouest-africaine au Mali, attendant plus de précisions sur ses contours et sa mission.

Le chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara, président en exercice de la Cédéao, a dit jeudi à Paris espérer une résolution "dans les tous prochains jours" pour "une éventuelle intervention militaire".

La Cédéao attend aussi une demande formelle de Bamako et une aide extérieure, notamment logistique.

Tombé fin mars aux mains de groupes armés, le nord du Mali est désormais contrôlé par des mouvements islamistes armés alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

ql-tmo/jlb

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