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Les États-Unis souhaitent l'établissement d'une zone sûre des rebelles en Syrie

26/07/2012 06:18 EDT | Actualisé 25/09/2012 05:12 EDT

WASHINGTON - L'administration du président américain Barack Obama évalue ses options pour s'impliquer plus directement dans le conflit en Syrie si les rebelles qui s'opposent au régime de Bachar el-Assad parviennent à se créer une zone sûre, a déclaré un responsable jeudi.

La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a affirmé que ce n'est qu'une question de temps avant que les rebelles contrôlent suffisamment de territoires pour créer une zone sûre.

«Ils prennent de plus en plus de territoires, a dit Mme Clinton cette semaine. Cela résultera éventuellement en une zone sûre à l'intérieur de la Syrie, ce qui fournira alors une base pour les actions ultérieures de l'opposition.»

Des responsables américains ont déjà commencé à planifier de quelle façon cette zone sûre pourrait permettre à Washington d'accroître son assistance aux rebelles, qui se limite pour l'instant fournir de l'aide humanitaire et de l'équipement non militaire, comme du matériel médical et de communication.

Un haut responsable du gouvernement américain, qui a réclamé l'anonymat parce qu'il n'est pas autorisé à discuter du dossier publiquement, a affirmé que les États-Unis avaient constaté une amélioration «de l'unité, de la cohésion et des performances militaires» des rebelles. Les rebelles coordonnent mieux leurs attaques, preuve qu'ils utilisent mieux le matériel de communication fourni par les États-Unis, a-t-il dit.

Pour l'instant, les autorités américaines continuent d'affirmer qu'ils ne fourniront pas d'armes aux forces rebelles en Syrie et qu'ils ne tenteront pas d'imposer une zone d'exclusion aérienne au-dessus des zones rebelles. Les forces gouvernementales du président Bachar el-Assad combattent violemment les offensives de l'opposition à Damas, à Alep et ailleurs dans le pays, et rien n'indique que les rebelles sont en mesure de se créer une zone sûre.

Lors du conflit en Libye l'an dernier, les rebelles avaient établi une zone sûre dans la ville de Benghazi, dans l'est du pays. Ils s'en servaient comme place centrale pour se réunir et préparer leur stratégie. La ville servait aussi de point d'entrée pour l'OTAN et les pays arabes. Les États-Unis y avaient établi un consulat.

L'établissement d'une zone sûre en Syrie permettrait aux pays impliqués d'engager des actions avec l'opposition sur le terrain et de livrer des fournitures au coeur du conflit.

Les États-Unis pourraient aussi y installer leurs responsables présentement déployés en Turquie et en Jordanie. Les pays qui ont déjà fourni des armes aux rebelles, comme l'Arabie saoudite et le Qatar, auraient un lien plus direct pour apporter une assistance militaire aux rebelles.

Le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, se rendra en Jordanie et en Israël la semaine prochaine, notamment pour discuter du conflit en Syrie.

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