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Les provinces achèteront des médicaments génériques ensemble

26/07/2012 10:51 EDT | Actualisé 25/09/2012 05:12 EDT

HALIFAX - Les provinces et territoires s'uniront pour procéder à des achats massifs de médicaments génériques afin de réduire les coûts du système de santé. Toutefois, il n'est pas sûr que le Québec décide d'y adhérer.

Les premiers ministres ont publié jeudi un rapport portant sur les moyens d'économiser de l'argent en santé tout en offrant des services qui, disent-ils, rendront le système plus efficace.

L'une des mesures qu'ils ont choisi d'appliquer immédiatement concerne l'achat massif de trois à cinq médicaments génériques.

Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, qui a cosigné le rapport avec son homologue de l'Île-du-Prince-Édouard, Robert Ghiz, a affirmé jeudi que les noms de ces médicaments génériques seront dévoilés à l'automne et que les provinces commenceront à les acheter au printemps suivant.

Réunis à Halifax pour une rencontre du Conseil de la fédération, les premiers ministres des provinces et territoires se sont aussi entendus pour examiner les lignes directrices en matière de pratiques cliniques à travers le pays. Ils tenteront de déterminer si on pourrait économiser de l'argent en éliminant certaines chirurgies jugées superflues, a précisé Brad Wall.

Le premier ministre saskatchewanais a affirmé que ce rapport constituait une réponse à ce qu'il a qualifié de manque d'intérêt d'Ottawa en ce qui a trait à l'amélioration du système de santé.

«Le gouvernement fédéral a démontré assez clairement, par ce qu'il a dit et par ce qu'il n'a pas dit, qu'il n'était peut-être pas aussi intéressé par l'innovation autant que nous le voudrions, et autant que le sont les premiers ministres», a-t-il affirmé.

Le premier ministre du Québec, Jean Charest a fait savoir en fin de journée jeudi qu'il devrait évaluer ce programme pour savoir s'il entrait en conflit avec l'assurance-médicaments de la province. Si c'était le cas, cela signifierait que le Québec ne participera pas.

Son homologue de la Nouvelle-Écosse, Darrell Dexter, a pour sa part accusé Ottawa de ne pas faire suffisamment d'efforts pour améliorer les soins aux patients canadiens. «Le gouvernement fédéral a décidé qu'il se retirerait du processus décisionnel entourant les soins de santé. Les premiers ministres ont donc choisi d'exercer eux-mêmes le leadership dans ce secteur extrêmement important», a lancé M. Dexter.

La ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq, a nié ces allégations affirmant que les premiers ministres étaient les bienvenus pour discuter de nouvelles mesures en vue d'améliorer le système de santé dans leurs champs de compétence. «Je crois que nous avons joué un rôle de chef de file. Il n'existe pas de solution unique. Il faut répondre aux besoins prioritaires quelle que soit la juridiction.»

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