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Le raid contre Ben Laden, "aspect le plus simple" de la traque (amiral américain)

26/07/2012 05:15 EDT | Actualisé 25/09/2012 05:12 EDT

Le raid des Navy Seals contre la résidence d'Oussama Ben Laden à Abbottabad au Pakistan était "l'aspect le plus simple" de toute l'opération visant à éliminer le chef d'Al-Qaïda, a confié le patron des forces spéciales qui a supervisé l'intervention, l'amiral William McRaven.

"Notre volet, le volet militaire (...) était probablement l'aspect le plus simple de toute l'opération", a déclaré l'amiral, qui dirigeait le raid depuis l'Afghanistan, lors d'un rare entretien à CNN à l'occasion du forum sur la sécurité d'Aspen (Colorado) qui s'est ouvert mercredi.

Le raid des commandos n'était que l'une des 11 opérations conduites la nuit du 2 mai 2011 par les forces spéciales américaines déployées en Afghanistan, a-t-il rappelé, concédant que celle-ci avait été "un peu plus sportive".

Quand l'un des deux hélicoptères dans lequel avaient embarqué les Seals s'est écrasé, les principaux dirigeants du pays qui suivaient l'opération en direct dans la salle de crise de la Maison Blanche ont été saisis d'effroi. William McRaven, lui, était "trop occupé".

"On avait un plan de secours, on l'a mis en oeuvre. A ce moment-là, on s'efforce d'accomplir la mission et de ramener les garçons à la maison", a confié l'ancien Navy Seal, qui dirige dorénavant l'ensemble des forces spéciales des Etats-Unis (SOCOM).

Rendant hommage à la CIA, qui a supervisé la traque de Ben Laden pendant près de 10 ans et l'opération d'Abbottabad, l'amiral McRaven a jugé qu'il s'agissait "l'une des plus belles opérations dans l'histoire des services de renseignement".

L'amiral McRaven a également salué le président Barack Obama, qui a suivi pas à pas la traque du chef d'Al-Qaïda, un hommage bienvenu pour un président en quête d'un second mandat et qui avec l'élimination de Ben Laden espère avoir neutralisé les accusations républicaines de faiblesse en matière de sécurité nationale.

"Au bout du compte, ne vous y trompez pas, c'est le président des Etats-Unis qui portait le poids de cette opération sur ses épaules, qui a pris les décisions difficiles", a affirmé l'amiral.

mra/mdm

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