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Le président malien prévoit de regagner son pays vendredi (diplomates)

26/07/2012 06:04 EDT | Actualisé 25/09/2012 05:12 EDT

Le président intérimaire du Mali, Dioncounda Traoré, prévoit de regagner vendredi Bamako après deux mois passés à Paris pour se faire soigner d'une attaque perpétrée par des manifestants hostiles, a-t-on appris jeudi de sources diplomatiques.

"Il a laissé entendre qu'il souhaitait regagner Bamako demain" vendredi, a indiqué une de ces sources, en assurant qu'il ne prévoyait pas ce retour sous la pression internationale, mais qu'il entendait "assurer ses responsabilités".

L'avion qui doit ramener le président Traoré dans son pays a quitté Bamako pour Paris jeudi-après-midi, a appris l'AFP de source aéroportuaire malienne, mais son retour n'a pas encore été officiellement annoncé par le gouvernement du Premier ministre Cheick Modibo Diarra.

Un ministre malien qui n'a pas voulu être nommé a cependant déclaré à l'AFP que Dioncounda Traoré était "prochainement" attendu à Bamako.

M. Traoré, attaqué et grièvement blessé le 21 mai dans ses bureaux près de Bamako par une foule de manifestants hostiles, a été soigné depuis à Paris.

Plusieurs pays africains avaient récemment sommé les autorités intérimaires maliennes de constituer un "gouvernement d'union nationale", faute de quoi le Mali serait suspendu des instances régionales.

Ils avaient aussi "exhorté" le président Traoré à demander "sans délai" à la Cédéao et l'ONU l'envoi d'une force africaine au Mali dont le nord est occupé par des groupes armés islamistes.

Début juillet, l'absence de Dioncounda Traoré, comme celle de son Premier ministre, d'un sommet ouest-africain à Ouagadougou sur la crise au Mali avait été vivement critiquée.

Au Mali, les autorités de transition avaient été mises en place en avril, moins d'un mois après un coup d'Etat qui avait renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré et précipité la chute du nord du pays aux mains de groupes proches d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Les putschistes ont remis le pouvoir après un accord signé le 6 avril avec la Cédéao, qui prévoyait la formation d'un gouvernement de large union. Dirigés par le capitaine Amadou Haya Sanogo, les ex-putschistes restent influents à Bamako.

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