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Le président ivoirien remercie la France pour l'annulation de la dette

26/07/2012 08:08 EDT | Actualisé 25/09/2012 05:12 EDT

PARIS - Le président ivoirien Alassane Ouattara a été reçu jeudi par son homologue français François Hollande à l'Élysée, deux jours après la signature d'un accord bilatéral d'annulation de la dette de la Côte d'Ivoire. Les deux chefs d'État, qui se rencontraient pour la première fois depuis le début du mandat de M. Hollande, ont notamment évoqué la situation au Mali.

Après un entretien d'une heure et quart, Alassane Ouattara et François Hollande ont tous deux salué un échange «fructueux».

Le président ivoirien a remercié son homologue pour l'accord d'annulation de la dette, signé mardi soir. «Cela va nous permettre de renforcer les investissements dans les secteurs sociaux et je voulais vous dire un grand merci», a-t-il affirmé. Ce à quoi François Hollande a répondu qu'il s'agissait d'un geste «de solidarité pour le développement de la Côte d'Ivoire».

La France et la Côte d'Ivoire ont signé mardi à Paris le document portant sur 3,76 milliards d'euros. Au total, le Club de Paris, qui regroupe les créanciers publics, et le gouvernement ivoirien se sont mis d'accord pour annuler 99,5 pour cent de la dette du pays.

Au cours de leur entretien, François Hollande et Alassane Ouattara, qui est aussi président en exercice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), ont évoqué la situation au Mali, en proie à une crise depuis le coup d'État du mois de mars. Les rebelles touaregs ont pris le contrôle du nord du pays, avant d'en être chassés par les islamistes du groupe Ansar Dine.

Alassane Ouattara a mis l'accent sur le «processus politique» en cours au Mali, qui passe selon lui par le retour au pays du président intérimaire Dioncounda Traoré. Ce dernier a l'intention de rentrer vendredi, plus de deux mois après avoir été agressé par des manifestants et soigné en France, ont indiqué des sources diplomatiques jeudi.

«À l'issue de ce processus, nous nous retrouverons à nouveau, les chefs d'État, pour savoir quelle doit être la stratégie militaire», a expliqué le président ivoirien, en rappelant avoir demandé une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU afin d'avoir «la couverture nécessaire pour une intervention armée éventuelle».

«Nous appuierons ce que les Africains auront eux-mêmes décidé», a déclaré François Hollande.

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