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La fièvre des «gazouillis» a gagné les jeunes plongeuses canadiennes à Londres

26/07/2012 02:52 EDT | Actualisé 25/09/2012 05:12 EDT

LONDRES - La fièvre des «gazouillis» a gagné les plongeuses de l'équipe olympique canadienne, qui n'envisagent pas de ralentir le rythme sur Twitter pendant les Jeux de Londres.

Les trois plus jeunes - Roseline Filion, Jennifer Abel et Meaghan Benfeito - se livrent même une compétition amicale à savoir laquelle compte le plus d'abonnés.

«Jen est en train de me ratrapper, mais je suis encore en avance», se targuait Filion, jeudi, après la séance d'entraînement de l'équipe au Centre aquatique du parc olympique.

La lutte est très serrée toutefois, Filion et Abel flirtant avec la marque des 1000 abonnés. Benfeito s'approche de 900.

L'aînée du groupe, Émilie Heymans, a tout juste franchi le plateau des 1000. Évidemment, Alexandre Despatie est dans une catégorie à part avec 12 000 abonnés.

«On a eu la piqûre et je ne nous vois pas arrêter parce que les Jeux commencent, a avancé Abel. Moi, ça m'aide à gérer mon stress de recevoir tout ce soutien de gens que je ne connais pas. Cette semaine, j'ai réalisé que Guy A. Lepage me suivait. Je me suis dit 'Wow, il va peut-être m'inviter à son émission!'»

Pour Filion, les réseaux sociaux comme Twitter et Facebook, «c'est du pur plaisir, un divertissement». La Lavalloise, étudiante en communication, a dit même croire que les «gazouillis» qu'elles écriront pendant les Jeux peuvent contribuer à créer un engouement pour le plongeon.

Ce n'est pas leur entraîneur César Henderson qui exigera qu'elles rangent leur iPhone.

«Je trouve positif qu'elles restent en contact avec leurs amis et leur famille grâce à la technologie, qu'elles ne se sentent donc pas seules, a-t-il commenté. En plus d'être des athlètes, ce sont de jeunes femmes qui doivent vivre leur vie.»

Henderson a ajouté qu'elles savent faire la part des choses et qu'elles sont concentrées sur la tâche à accomplir quand elles sont à la piscine.

«À l'extérieur, elles sont libres de faire ce qu'elles veulent parce que c'est comme ça la vie.»

Éviter la controverse

L'utilisation des réseaux sociaux peut virer au cauchemar, si on s'aventure à émettre des opinions pointues ou à faire des blagues. Plusieurs personnalités publiques l'ont appris à leur dépens. Filion et Abel connaissent les règles strictes du CIO et assurent qu'elles savent où tracer la ligne afin de ne pas «plonger» dans la controverse.

Twitter a déjà fait une victime aux Jeux de Londres, où la Grecque Voula Papachristou a été expulsée de l'équipe olympique de son pays en raison d'un tweet désobligeant à l'endroit d'immigrés africains.

Dimanche, commentant l'apparition de moustiques porteurs du virus du Nil occidental à Athènes, elle avait écrit sur Twitter: «Avec tous ces Africains en Grèce, les moustiques du Nil auront de la nourriture de chez eux!»

Le commentaire avait suscité des milliers de réponses négatives, et Papachristou a par la suite présenté des excuses pour cette «blague de mauvais goût».

«Personnellement, je n'ai pas été offusquée, dit Abel, Haïtienne de souche, mais je comprends qu'on est en 2012 et qu'on doive faire attention à tout ce qu'on dit. Pas uniquement aux Jeux olympiques, mais partout.»

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