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La CPI demande au Kenya de réagir après des menaces contre des témoins

26/07/2012 11:24 EDT | Actualisé 25/09/2012 05:12 EDT

La Cour pénale internationale (CPI), qui jugera en 2013 quatre Kényans, dont de hauts responsables politiques, pour crimes contre l'humanité durant les violences post-électorales de 2007-2008, a demandé à Nairobi de réagir après de nouvelles menaces contre des témoins de l'accusation.

"Nous voulons que le gouvernement du Kenya fasse en sorte que les personnes qui intimident les témoins soient traduits en justice," a déclaré Phakiso Mochochoko, chef de la division de la coopération au bureau du procureur de la CPI, devant la presse à Nairobi.

Selon ce responsable de la CPI, des témoins, mais aussi des membres de leurs familles, ont été victimes d'intimidations.

"Les menaces continuent et il y aura peut être davantage de menaces à l'approche de la date du procès," a poursuivi M. Mochochoko. "Ces menaces doivent cesser", a-t-il ajouté.

Le procès devant la CPI doit débuter en avril 2013, après la prochaine élection présidentielle kényane, prévue en mars 2013.

Parmi les quatre accusés, figurent deux candidats à la présidentielle: Uhuru Kenyatta, vice-Premier ministre et fils du héros de l'indépendance kényane Jomo Kenyatta, et William Ruto, ex-ministre de l'Enseignement supérieur.

Les deux autres accusés sont un présentateur de radio, Joshua Arap Sang, et Francis Muthaura, ex-bras droit de l'actuel président kényan Mwai Kibaki.

A travers ces quatre accusés, la Cour poursuit les deux camps qui se sont affrontés lors des violences ayant fait plus de 1.000 morts et plus de 600.000 déplacés après la réélection contestée du président Mwai Kibaki fin 2007.

Mwai Kibaki partage aujourd'hui le pouvoir avec son rival de l'époque, Raila Odinga, devenu Premier ministre.

En mai, le bureau du procureur de la CPI s'était déjà dit "préoccupé" par la sécurité des témoins dans ce dossier, évoquant "intimidations" et "manipulations", notamment via internet.

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