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JO-2012: à la veille du jour J, Cameron se porte garant de la sécurité

26/07/2012 10:01 EDT | Actualisé 25/09/2012 05:12 EDT

Le Premier ministre britannique David Cameron s'est engagé personnellement jeudi sur le dossier de la sécurité des jeux Olympiques, à la veille de leur ouverture officielle, désireux de tourner la page des critiques sur l'organisation.

"La principale préoccupation est d'avoir des Jeux sûrs, cela importe plus que n'importe quoi d'autre", a déclaré le chef du gouvernement au cours d'une conférence de presse au parc olympique à Londres.

"En tant que Premier ministre je trouve que c'est un domaine dont je dois prendre personnellement la responsabilité", a-t-il dit.

"Nous avons de très bons plans pour parer à toutes les éventualités", a-t-il ajouté, en écho aux critiques peu diplomatiques formulées par le candidat républicain à la présidence américaine Mitt Romney, actuellement à Londres.

L'Américain, qui doit assister vendredi à la cérémonie d'ouverture des JO, a jugé "troublantes" et "peu encourageantes" les défaillances de la compagnie de sécurité G4S qui ont contraint l'armée britannique à mobiliser davantage de soldats pour encadrer les Jeux, ainsi que la grève - finalement annulée - des agents d'immigration et des douanes britanniques.

"Il y a des policiers supplémentaires dans les rues de Londres, dans le ciel et dans les eaux de la Tamise et ils sont appuyés par les meilleurs militaires au monde", a indiqué David Cameron.

"Nous avons des services de renseignements qui travaillent jour et nuit (...). Il s'agit de la plus grande opération de sécurité de notre histoire en temps de paix et on ne laisse rien au hasard", a-t-il assuré, reconnaissant toutefois qu'il était impossible "de garantir à 100%" qu'aucun incident de sécurité ne se produirait.

Au total, 40.000 personnes, dont environ 18.000 militaires, sont mobilisées pour assurer la sécurité pendant les JO (27 juillet - 12 août). Des missiles sol-air ont été installés sur des immeubles, des avions de combat sont en alerte, un porte-hélicoptères mouille sur la Tamise.

Les craintes d'un acte terroriste sont d'autant plus vives que Londres avait été frappée le 7 juillet 2005 par des attentats qui avaient fait 52 morts, en plus de quatre kamikazes, au lendemain de l'attribution des JO à la capitale britannique.

David Cameron a par ailleurs souhaité tourner la page d'une "malencontreuse" confusion des drapeaux sud-coréen et nord-coréen survenue lors du tournoi de football dames mercredi, première journée des épreuves sportives.

"C'était une erreur commise de bonne foi. Des excuses ont été présentées et je suis sûr que toutes les mesures seront prises pour garantir que ce genre de choses ne se reproduise pas", a déclaré le chef du gouvernement.

"Nous ne devrions pas gonfler cet épisode. C'était malencontreux, cela n'aurait pas dû se produire et je pense que nous pouvons en rester là", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre a aussi répondu aux doutes émis par Mitt Romney sur l'enthousiasme des Britanniques vis-à-vis des JO, en évoquant l'engouement populaire suscité par le passage de la flamme olympique.

"Le parcours de la torche a prouvé qu'il ne s'agit pas des Jeux de Londres, ni des Jeux anglais mais des Jeux du Royaume-Uni", a-t-il estimé, en référence aux millions de personnes qui se sont massées le long des 12.800 km du parcours de 70 jours effectué par la flamme.

La torche était portée jeudi sur 52 km dans Londres, en passant par les principaux sites prestigieux de la capitale, de la cathédrale St-Paul au palais de Buckingham jusqu'à Downing Street, attirant des spectateurs enthousiastes, habillés aux couleurs de l'Union Jack et agitant des drapeaux.

Sur un ton plus léger, le Premier ministre britannique a aussi indiqué qu'il regarderait les épreuves olympiques de judo avec le président russe, Vladimir Poutine, tout en discutant d'accords commerciaux.

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