NOUVELLES

JO-2012 - L'Espagne, une "Dream Team" venue d'Europe

26/07/2012 05:16 EDT | Actualisé 25/09/2012 05:12 EDT

Portée par une génération en or, l'Espagne s'est affirmée comme l'une des meilleures équipes de l'histoire et la seule depuis six ans à rivaliser avec les basketteurs américains qu'elle va défier à partir de dimanche au tournoi olympique de basket.

Hors Etats-Unis, on n'avait pas vu une telle domination depuis la grande Yougoslavie du début des années 90. Depuis leur défaite de trente points face à la France dans le match pour la troisième place à l'Euro-2005, les Espagnols ont construit un palmarès digne de leur équipe de football ou de Rafael Nadal.

Championne du monde en 2006, vice-championne d'Europe en 2007, médaillée d'argent aux Jeux de Pékin en 2008 et championne d'Europe en 2009 et en 2011, la Roja terrorise la concurrence depuis six ans avec une seule fausse note, sa sixième place au Mondial-2010, disputé sans Pau Gasol, son élément clé.

La raison de cette incroyable "success story" réside dans l'émergence d'une génération d'exception, les "ninos de oro" qui ont remporté coup sur coup le titre européen et mondial chez les juniors en 1998 et 1999.

A Londres, ils seront encore quatre à avoir vécu l'épopée avec Pau Gasol, Juan Carlos Navarro, Jose Manuel Calderon et Felipe Reyes, un noyau dur renforcé depuis quelques années par des joueurs comme Marc Gasol, le frère de Pau, Rudy Fernandez et le dernier-venu, le naturalisé congolais Serge Ibaka.

Ce groupe constitue une véritable "Dream Team" à l'européenne avec trois intérieurs NBA -les frères Gasol et Ibaka- qui lui offrent une raquette sans équivalent au monde, un superbe meneur, Calderon, et un Navarro décisif.

Leur force est de jouer ensemble depuis des années, de se connaître par coeur et de cultiver un vrai esprit d'équipe. "Chez nous, il n'y a pas d'ego et tout le monde est au service de l'autre. Nos étoiles brillent encore plus fort quand elle éclairent les autres", souligne le chef d'orchestre de cet ensemble, l'Italien Sergio Scariolo qui aime comparer son équipe à une "Ferrari".

Elle s'apprête à foncer une nouvelle fois à Londres, où elle sera le favori N.2 derrière les Etats-Unis, quatre ans après leur avoir offert une formidable résistance (118-107) en finale à Pékin, considérée comme l'un des plus grands matches de l'histoire du basket.

Deux bémols: le forfait sur blessure de Ricky Rubio, plus jeune de l'histoire à avoir disputé une finale olympique en 2008, et la petite forme de Navarro, diminué par un pépin au pied.

Mais cela ne freine pas l'ambition de Pau Gasol qui prévient: "on n'a peur de personne. On a énormément de talent dans notre équipe. A Londres, on va se battre pour rien d'autre que la médaille d'or."

jk/heg

PLUS:afp