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Italie/Calcioscommesse: 13 clubs déférés devant la commission de discipline

26/07/2012 11:46 EDT | Actualisé 25/09/2012 05:12 EDT

Treize clubs et 44 licenciés, dont l'entraîneur de la Juventus, ont été déférés jeudi en commission de discipline par le procureur de la Fédération italienne de football (FIGC), dans le cadre du scandale des matches truqués dit "Calcioscommesse", a indiqué la FIGC.

Les treize clubs et 44 licenciés, dont l'international italien Leonardo Bonucci et l'entraîneur de la Juventus Turin Antonio Conte, devront comparaître devant la Commission disciplinaire à Rome à partir du 1er août.

Leonardo Bonucci, qui a participé à l'Euro-2012 avec la "Nazionale" alors que des soupçons pesaient sur lui, est poursuivi pour tentative de fraude sportive. Les faits remontent à la saison 2009-2010 lorsqu'il jouait à Bari. Il risque jusqu'à trois ans de suspension.

Plusieurs joueurs, comme le défenseur italien Daniele Portanova (Bologne), sont dans le même cas que Leonardo Bonucci.

De son côté, Antonio Conte est poursuivi pour non-dénonciation de délit, à propos de deux rencontres arrangées de Serie B durant la saison 2010-2011, alors qu'il entraînait l'équipe de Sienne.

Il risque entre six et douze mois de suspension. Mais s'il collabore avec la justice, cette suspension pourrait être réduite à trois mois.

Le président de la Juventus Andrea Agnelli a renouvelé son "soutien" à Antonio Conte et Leonardo Bonucci: "Dans une équipe, on s'entraide, on se bat, on perd et on gagne. Mais on n'est jamais seuls", a-t-il souligné.

Les internationaux italiens Simone Pepe et Marco Di Vaio sont poursuivis aussi pour ne pas avoir dénoncé des fraudes sportives.

Le club de Lecce (Serie B) est sous la menace d'une rétrogradation en Lega Pro (3e division).

Inculpé pour responsabilité objective et présumée, le Torino (promu en Serie A) pourrait de son côté débuter le championnat avec des points de pénalité.

Dans le scandale du Calcioscommesse, des joueurs sont soupçonnés d'avoir été corrompus par des parieurs clandestins voulant gagner à coup sûr. Ce scandale a entraîné plusieurs enquêtes et des arrestations de joueurs, dont certains de premier plan, comme Stefano Mauri, le capitaine de la Lazio Rome.

Les vagues d'arrestations depuis un an donnent l'image désastreuse d'un football italien gangrené par la triche, six ans après le "Calciopoli", scandale des matches arrangés qui avait privé la Juventus de deux titres.

Basé à Singapour, le chef supposé du réseau avait été arrêté en décembre 2011. Il commandait différents groupes qui opéraient en Europe.

L'ancien international italien Giuseppe Signori, qui jouait un rôle important dans le groupe installé à Bologne, a été arrêté en juin 2011 lors du premier coup de filet.

En fuite, le chef supposé du groupe des "Tziganes" a toutefois pu être interviewé par des médias italiens. Il a assuré que les joueurs prenaient l'initiative des trucages.

De nombreux joueurs impliqués ont reconnu les faits et collaborent avec la police, qui se base sur leurs dépositions et de nombreuses écoutes téléphoniques.

Ainsi, Antonio Conte est accusé par Filippo Carobbio, un joueur méconnu du grand public et qu'il a eu sous ses ordres à Sienne. Ce "repenti" assure que l'entraîneur était au courant de l'arrangement du match contre Novare (2-2) en Série B en 2010-2011.

De son côté, Leonardo Bonucci est accusé par Andrea Masiello, son ancien coéquipier à Bari, qui affirme que l'international était de la combine du match Udinese-Bari du 9 mai 2010 (3-3).

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