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Damas confirme et minimise les défections de diplomates

26/07/2012 05:37 EDT | Actualisé 25/09/2012 05:12 EDT

Damas a confirmé jeudi les défections de trois diplomates syriens en poste à Chypre, aux Emirats arabes unis et au sultanat d'Oman, en minimisant leur importance et a accusé implicitement le Qatar d'encourager de telles désertions.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a confirmé les défections de la chargée d'affaires à Chypre, Lamia Hariri, son mari, l'ambassadeur aux Emirats arabes unis Abdel Latif al-Dabbagh, et l'attaché de sécurité à l'ambassade de Syrie dans le sultanat d'Oman, Mohammad Tahsine al-Faqir, annoncées par la chaîne satellitaire du Qatar Al-Jazeera.

Le communiqué affirme que ces trois personnes "ont choisi de quitter leur lieu de travail et de se rendre dans une capitale arabe qui finance et encourage de telles défections", dans une allusion au Qatar où les trois diplomates semblent s'être rendus.

Selon le communiqué, l'ambassadeur aux Emirats "n'était plus à son poste depuis le 4 juin", et son épouse "n'était qu'une diplomate de l'ambassade à Chypre chargée d'expédier les affaires courantes en attendant la nomination d'un chargé d'affaires ou d'un ambassadeur".

Quant à l'attaché à Oman, "il n'avait aucune fonction diplomatique ou de sécurité et était un simple employé administratif dont la mission avait expiré en mai et devait prendre sa retraite", selon le communiqué.

Dans une déclaration sur Al-Jazeera mercredi soir, M. Faqir a affirmé avoir fait défection "après l'intensification des tueries, des destructions et des bombardements sur les quartiers" et critiqué "le régime corrompu".

La Maison Blanche avait estimé mercredi que ces défections constituaient un signe de plus que les jours du régime de Bachar al-Assad sont "comptés".

Un responsable du département d'Etat a précisé à l'AFP que "Dabbagh avait fait défection vers le Qatar pour venir grossir les rangs des Syriens qui font ce qu'il faut pour le peuple de Syrie". Cela signifie, a poursuivi le diplomate américain, que "le régime (...) s'effondre et perd le contrôle du pouvoir".

Le 12 juillet, l'ambassadeur de Syrie à Bagdad, Nawaf Farès, avait déjà abandonné le régime et appelé l'armée à "rejoindre immédiatement les rangs de la révolution".

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