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Air France: prime offerte aux pilotes pour la filiale à bas prix Transavia

26/07/2012 03:05 EDT | Actualisé 25/09/2012 05:12 EDT

PARIS - La direction d'Air France a confirmé, jeudi, à l'agence Sipa, qu'une prime allait être proposée aux pilotes de la compagnie aérienne acceptant d'aller travailler pour sa filiale à bas prix Transavia durant trois ans, afin de répondre à un «sureffectif ponctuel». La direction nie toutefois un caractère «excessif» de cette prime qui correspondrait à cinq à six mois de salaire. Le dispositif pourrait entrer en vigueur en septembre prochain.

«Air France récuse formellement ce terme de 'méga bonus' ou de 'prime excessive' employé par certains», a déclaré à Sipa un porte-parole de la direction.

«Dans le cadre de notre projet de transformation, on étudie toutes les possibilités pour éviter les départs contraints. Pour les pilotes, on étudie des mesures de mobilité, dans le cadre du développement de Transavia France qui va créer des besoins en personnel», a-t-il précisé.

«On cherche donc à inciter des pilotes et copilotes en sureffectif à rejoindre Transavia aux conditions d'emploi et de rémunération de Transavia, qui sont moins favorables qu'à Air France. Cela va générer une importante économie et cette prime est une manière de rétrocéder une partie de cette économie aux pilotes», a-t-il souligné.

Ce détachement est prévu pour une durée de trois ans, et la prime est «de l'ordre de grandeur de cinq à six mois de salaire», selon la direction d'Air France. «Les montants peuvent paraître élevés, mais ils sont corrélés aux montants de rémunération des pilotes qui sont élevés dans toutes les compagnies aériennes.»

La direction dit avoir «par équité» proposé un dispositif similaire pour les hôtesses et stewards «mais les syndicats l'ont rejeté».

Air France a réuni ce jeudi un comité central d'entreprise pour, notamment, discuter du plan de départs volontaires et des mesures d'accompagnement qu'elle prévoit dans le cadre de son plan destiné à améliorer son efficacité économique de 20 pour cent à la fin 2014.

Le 21 juin dernier, la compagnie aérienne a annoncé la suppression d'ici décembre 2013 de 5122 postes, sur un effectif total de 49 301. Le groupe a promis de ne pas procéder à des licenciements à condition que les syndicats signent les nouveaux accords d'entreprise qui sont en train d'être négociés, dont l'un prévoit notamment pour les pilotes ce dispositif de détachement.

Sur ces 5122 postes, 1712 devraient disparaître par des départs naturels non remplacés, avait estimé en juin la compagnie. Il resterait donc encore à supprimer 3410 emplois, 2056 personnels au sol, 904 personnels navigants commerciaux et 212 pilotes, précisait-elle.

Le groupe a envisagé des plans de départs volontaires et des incitations au temps partiel et «des mesures de partage du temps de travail» pour les hôtesses, les stewards et les pilotes, dans le cadre des négociations avec les syndicats.

Chez les employés au sol, un plan de départs volontaires, qui concernera un «maximum de 2767 employés (en équivalent temps plein)» a été présenté jeudi au CCE «à la suite de la signature de l'accord Personnel au sol par une majorité de syndicats représentatifs».

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