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Victoria Poon vivra une expérience plus agréable à ses deuxièmes JO

25/07/2012 03:49 EDT | Actualisé 24/09/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Victoria Poon s'apprête à vivre ses deuxièmes Jeux olympiques et il est presque assuré que son expérience à Londres sera plus agréable qu'en 2008.

La nageuse née à Hong Kong, immigrée avec sa famille au Canada en 1997, a vécu aux Jeux de Pékin l'une des pires situations pour une athlète olympique. Quelques jours avant sa première épreuve — le relais 4 x 100 mètres style libre — elle a contracté la varicelle et s'est retrouvée en quarantaine à l’extérieur du village olympique.

Elle a finalement guéri à temps pour disputer le 50 mètres libre une semaine plus tard. Mais dans les circonstances, elle n'a pu se faire justice et a été éliminée dès le premier tour.

Poon sourit lorsqu'on lui rappelle sa mésaventure.

«Dans n'importe quelle carrière, il y a toujours des hauts et des bas, dit-elle, philosophe. Le plus important, c'est de savoir les surmonter et d'apprendre de ces situations. Ça doit vous aider à devenir une meilleure personne. Et à aller plus loin.»

Véritable passionnée de la natation et d'une discipline spartiate, Poon, âgée de 27 ans, prendra part au relais 4 x 100m et au 50m libre à Londres.

Depuis 2009, ses progrès ont été constants. Aux mondiaux de Rome cette année-là, elle a abaissé son record national du 50 mètres libre et a aidé à faire de même au relais 4 x 100m libre.

Fin 2009, elle a contribué au record du monde avec ses coéquipières Annamay Pierse, Audrey Lacroix et Katy Murdoch au relais 4 x 100m quatre nages lors d'une compétition en Angleterre.

De nature plutôt timide quand elle était plus jeune, elle est devenue un modèle pour quelques-unes de ses coéquipières au club de natation de la piscine du Parc olympique (CNPPO). Elle refuse toutefois de s'attribuer le rôle de mentor.

«Non, je suis encore moi-même une nageuse. Mes coéquipières sont mes amies. C'est plaisant d'être avec elles et de les voir réussir. Elles me donnent de l'énergie. Et c'est réciproque.»

C'est à Hong Kong que le parcours de Poon dans les bassins a commencé.

«Un été, alors que j'avais six ans, ma mère a décidé de nous amener, ma soeur et moi, à la piscine. À Hong Kong, il fait très chaud et humide l'été. Elle voulait qu'on profite de l'été et voir si on aimait ça.»

Un entraîneur n'a pas mis de temps à les remarquer et les a encouragées à suivre un cours.

«Comme j'étais timide, je faisais tout ce que ma soeur faisait.»

Même si elle aime bien le basketball, elle avoue qu'un sport individuel, comme la natation, convient mieux à sa personnalité.

Quand on lui demande qui est sa source d'inspiration, ce n'est pas le nom d'un autre athlète qu'elle cite.

«Ma famille est ma source d'inspiration. Ma mère et ma soeur m'apportent le plus gros soutien dans ma vie», déclare l'étudiante en génie mécanique à l'Université McGill.

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