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Syrie: Amnesty appelle armée et rebelles à cesser les "exécutions sommaires"

25/07/2012 10:00 EDT | Actualisé 24/09/2012 05:12 EDT

Amnesty International a appelé mercredi les forces régulières et les rebelles en Syrie à cesser leurs "exécutions sommaires", qui se multiplient selon cette organisation humanitaire basée à Londres.

Dans un communiqué, Amnesty fait état "d'informations selon lesquelles les forces gouvernementales et les groupes d'opposition armés achèvent de façon délibérée et illégale" leurs prisonniers, et appelle "toutes les parties à se conformer au droit humanitaire international".

Selon Amnesty, les corps de 19 hommes non armés et d'un enfant ont été retrouvés dans le quartier de Mazzé à Damas. Ces personnes ont été "tuées par les forces gouvernementales qui les soupçonnaient d'aider les rebelles, selon des activistes", ajoute l'ONG.

Certaines des victimes avaient les mains liées derrière le dos et portaient des marques de torture selon le communiqué qui cite des activistes, tout en affirmant ne pas être en mesure de confirmer directement ces informations.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) avait fait état de la mort de 23 personnes, "exécutées sommairement" dimanche par les forces régulières dans deux quartiers de Damas, Mazzé (ouest) et Barzé (nord-est), certains corps portant des marques de torture.

Amnesty indique avoir recueilli pendant des mois des preuves selon lesquelles "les forces du gouvernement et ses milices se sont livrées à des exécutions illégales".

Selon Ann Harrison, directrice adjointe chargée du Moyen-Orient et l'Afrique du Nord à Amnesty, "un grand nombre de personnes, notamment d'hommes et de jeunes garçons, qui pour la plupart n'étaient pas engagés dans les hostilités, ont été sommairement exécutés par les forces du gouvernement ou les Chabbiha (milices pro-gouvernementales)" dans le nord de la Syrie.

L'organisation dit également vérifier des informations impliquant l'opposition armée dans des "exécutions de membres capturés des forces de sécurité et d'autres exécutions illégales".

"Dans les conflits armés, toutes les parties, dont les groupes d'opposition armés, doivent respecter les règles du droit humanitaire international; les sérieuses violations de ce droit sont considérées comme des crimes de guerre", souligne Ann Harrison.

Plus de 19.000 personnes ont péri dans les violences en Syrie depuis le début de la contestation en mars 2011, selon l'OSDH qui établit un décompte quotidien des morts dans le pays.

bur/at/feb

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