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"Relation privilégiée" USA-GB: escarmouche entre les équipes Obama et Romney

25/07/2012 03:30 EDT | Actualisé 24/09/2012 05:12 EDT

L'équipe du candidat républicain Mitt Romney a démenti mercredi une déclaration attribuée à un de ses membres par un journal britannique, des propos qui accusaient Barack Obama d'ignorer la "relation privilégiée" entre Washington et Londres.

Dans un article publié mercredi, le Daily Telegraph cite sous couvert de l'anonymat deux conseillers de M. Romney qui affirment que leur candidat ferait mieux que le président démocrate sortant pour la qualité des liens entre Etats-Unis et Royaume-Uni, deux alliés très proches.

"Nous partageons le même héritage anglo-saxon et il (M. Romney) pense que la relation privilégiée est quelque chose de spécial", explique l'un de ces conseillers, selon le journal. Et d'ajouter: "La Maison Blanche n'a pas pleinement pris en considération l'histoire que nous partageons".

L'équipe Romney, selon le Telegraph, estime qu'Obama "est un gauchiste" qui "n'accorde pas tant d'importance à l'Otan. Il se satisfait sans problème d'un déclin américain et il n'est pas convaincu de la valeur des alliances traditionnelles" des Etats-Unis.

Ces déclarations peuvant être comprises comme une attaque voilée contre l'appartenance raciale de M. Obama, premier président noir des Etats-Unis et né d'un père kényan, remarque le Telegraph. Elles ont provoqué une réaction musclée de l'équipe de campagne démocrate.

La controverse a éclaté au moment où M. Romney atterrissait à Londres pour la première étape d'une tournée de six jours qui le mènera aussi en Israël et en Pologne. Mais la porte-parole du candidat, Amanda Hennenberg, a nié que ces déclarations aient été faites.

"Ce n'est pas vrai", a-t-elle affirmé dans un communiqué, avant de préciser: "Si quelqu'un a dit cela, ça ne reflétait pas l'opinion de M. Romney, ou de quiconque au sein de l'équipe de campagne".

M. Biden, dans un communiqué diffusé par l'équipe démocrate, a accusé l'équipe Romney de s'adonner à de la "politique politicienne" à l'étranger.

L'avion de M. Romney "n'avait pas encore atterri à Londres que ses conseillers étaient, selon des informations de presse, en train de faire de la politique politicienne avec la diplomatie internationale", a jugé le vice-président.

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