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Orchestre de la Francophonie: un marathon symphonique à la SAT (PHOTOS)

25/07/2012 12:04 EDT | Actualisé 23/09/2012 05:12 EDT
Jacques Robert

La Société des arts technologiques (SAT) a été le théâtre, mardi soir, d’un « marathon symphonique » décontracté, livré avec aplomb par les 62 musiciens de l’Orchestre de la francophonie et son chef, Jean-Philippe Tremblay.

Pendant six heures, l’ensemble, né en 2001 dans la foulée des Jeux de la francophonie d’Ottawa-Hull, a revisité les quatre symphonies de Johanne Brahms, ainsi que les airs originaux du compositeur Julien Bilodeau. Les récitals, d’une durée d’environ 60 minutes, étaient entrecoupés d’interludes électroniques, animés par le DJ Marcelo Sanchez et le VJ Daniel Iregui, au cours desquels les gens pouvaient échanger avec les artistes et boire un verre avec eux.

C’est donc à un exercice aux sonorités éclectiques et joyeusement convivial qu’était invité le public. Celui-ci, principalement composé de jeunes adultes enthousiastes, à l’allure détendue, a d’ailleurs répondu à l’appel en grand nombre. Le petit local de la rue Saint-Laurent était de fait rempli à pleine capacité lorsque Jean-Philippe Tremblay a adressé son mot de bienvenue, vers 18 h, une heure après le début de la soirée, alors que le soleil brillait encore bien fort sur la métropole.

Pétillante jeunesse

Il faisait particulièrement bon voir les membres de l’Orchestre de la Francophonie, dont la moyenne d’âge avoisine le début de la trentaine, s’éclater au son des airs tantôt romantiques, tantôt mélancoliques, de Brahms. Insufflant fougue, passion et émotion à leur interprétation, les jeunes virtuoses ont apporté une couleur qui leur est propre à ces pièces, couchées sur papier entre 1868 et 1897. Avec toute l’intensité de leur jeunesse, ils ont su éclairer d’une lumière nouvelle ces poésies qui ont traversé les époques.

Quant à « Célébration » et « Concerto du printemps », les morceaux de Julien Bilodeau, ils ont été imaginés respectivement pour, en quelque sorte, saluer l’œuvre de Rachmaninov et célébrer la beauté de l’amitié, aux dires du créateur. Celui-ci entretient en effet une étroite complicité avec Jean-Philippe Tremblay et Matthieu Fortin, jeune pianiste en vue qui a également pris part au tour de piste de mardi. Les accents vifs et modernes des deux titres ont eu l’heur de plaire à l’assistance, qui n’a pas lésiné sur les applaudissements.

Notons enfin que l’atmosphère intimiste et un brin bon enfant de la SAT convenait parfaitement à cet événement unique, en périphérie des concerts symphoniques habituels. Au contraire des grandes salles un peu impersonnelles où se tient généralement ce type de représentation, l’institution sise dans le Quartier des spectacles offre une proximité et une chaleur qui s’harmonisait à merveille avec cette fête nouveau genre.

L’Orchestre de la Francophonie avait proposé son programme-hommage à Brahms à Ottawa le 14 juillet dernier, et se produira à nouveau à la SAT le jeudi 26 juillet. En 2008, le groupe avait tenté une expérience similaire en réétudiant les mélodies de Beethoven plusieurs soirs d’affilée. Pour en savoir plus sur ses activités, on consulte www.orchestrefranco.com.

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