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Libération temporaire d'un opposant saoudien

25/07/2012 02:45 EDT | Actualisé 24/09/2012 05:12 EDT

Les autorités saoudiennes ont temporairement libéré un opposant actuellement jugé après avoir été arrêté l'an passé sur le lieu d'une manifestation anti-gouvernementale prévue mais qui n'a jamais pu se dérouler, ont indiqué des militants à l'AFP.

"Khaled al-Johani a été libéré pour 48 heures, pendant lesquelles il restera sous surveillance" a indiqué un militant ajoutant que son procès, qui a débuté en février, allait se poursuivre.

"Mais il est très probable qu'il ne soit pas remis en prison" une fois ces 48 heures écoulées, a indiqué cette même source sous couvert d'anonymat.

M. Johani est poursuivi pour "soutien à des protestations", "présence sur le lieu d'une manifestation" et "déclarations à un média étranger qui portent atteinte au royaume saoudien", selon l'acte d'accusation cité par Amnesty, qui considère cet enseignant comme un "prisonnier d'opinion".

L'homme avait été arrêté le 11 mars 2011 sur le lieu d'une manifestation prévue à Ryad, à l'appel de jeunes militants ayant lancé sur internet une "Journée de colère" dans la foulée du Printemps arabe, et qui n'a finalement pas eu lieu en raison d'un fort déploiement des forces de sécurité.

M. Al-Johani, l'un des rares manifestants à avoir atteint le lieu prévu de la manifestation, avait été arrêté "quelques minutes après avoir parlé à la BBC en arabe du manque de liberté en Arabie saoudite" avait déploré Amnesty en février.

L'Arabie saoudite est restée globalement en marge des soulèvements du Printemps arabe, et seul l'Est du royaume où se concentre la minorité chiite du pays a été le théâtre de manifestations épisodiques, dont la répression s'est soldée par sept morts.

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