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Les cyclistes canadiens veulent réaliser un coup d'éclat en fin de semaine

25/07/2012 04:49 EDT | Actualisé 24/09/2012 05:12 EDT

HORSLEY, Royaume-Uni - L'équipe canadienne de cyclisme veut réaliser un coup d'éclat aux Jeux olympiques de Londres dans les courses sur route masculine et féminine, en fin de semaine.

«Deux courses, deux chances de médaille, a lancé l'entraîneure Denise Kelly, mercredi. Et nous y allons pour l'or dans les deux.»

S'il est clair que du côté masculin les espoirs d'une conquête reposent sur Ryder Hesjedal puisqu'il est le seul Canadien en lice dans la course de 200 kilomètres, samedi, le mystère plane chez les dames même si Clara Hughes est la tête d'affiche du trio.

La sextuple médaillée à des Jeux d'été et d'hiver (en patinage de vitesse) aura la tâche de guider ses deux jeunes coéquipières, la Québécoise Joëlle Numainville et Denise Ramsden, des Territoires-du-Nord-Ouest, lors de l'épreuve de 120 kilomètres, dimanche.

Mais les tactiques qu'on a finement planifiées _ et qu'on garde minutieusement secrètes _ n'ont pas comme dénominateur commun, dit-on, d'essayer de faire monter Hughes sur le podium, coûte que coûte.

Si Numainville ou Ramsdem ont de meilleures jambes qu'elle, on va faire les ajustements et miser sur l'une ou l'autre pour gagner une médaille.

«Le concept d'équipe est très fort en cyclisme féminin, a argué Hughes, au cours d'une rencontre de presse dans le décor enchanteur de la ville de Horsley, en banlieue de Londres. Notre objectif est d'obtenir le meilleur résultat, et je suis très emballée d'avoir Joëlle et Denise comme coéquipières.

«J'ai fait partie de l'équipe cycliste canadienne qui a connu le plus succès aux Jeux de 1996, en apportant moi-même une contribution. L'équipe de cette année a peut-être plus de potentiel que celle de 1996», a-t-elle par la suite déclaré, en parlant de tout le groupe.

Les cyclistes avaient remporté cinq médailles dans toutes les épreuves à Atlanta, incluant les deux de bronze de Hughes (course sur route et contre-la-montre).

La Québécoise d'adoption a souligné que le titre de capitaine ou de «mère poule» des deux jeunes ne lui confère pas d'avantages ni de statut particulier.

«J'ai participé à mes premiers Jeux à l'âge de 23 ans, en 1996, et on disait que j'y étais afin d'acquérir de l'expérience pour les prochains, a-t-elle évoqué. Il n'y aura peut-être pas de prochains Jeux. Pour nous toutes, c'est la chance d'une vie.»

De grandes ambitions

Cela dit, la grande dame de l'olympisme a lancé le message qu'elle nourrit de grandes ambitions.

«Je retire beaucoup de satisfaction à aider mes coéquipières, mais je sais comment gagner. Quiconque mésestime cette aptitude que j'ai, eh bien je lui souhaite bonne chance.»

Plus tard, elle a ajouté: «je me considère choyée d'avoir tout le soutien que j'ai dans tous les aspects de ma carrière. Je peux miser sur le meilleur équipement au monde, et j'estime posséder le vélo le plus rapide. À moi de prouver maintenant que je peux être la plus rapide, tant sur les plans stratégique et physique.»

Jacques Landry, directeur haute performance de l'équipe, s'est dit confiant que Hughes saura faire la part des choses et tirer les bonnes ficelles.

«Elle est notre capitaine, elle aura carte blanche pendant la course, a-t-il énoncé. Sa vaste expérience lui permettra de bien réagir face aux différentes situations, de concert avec les suggestions de l'entraîneure Kelly.

«Les filles ont été choisies chacune pour leurs aptitudes complémentaires et leur capacité à travailler ensemble, a résumé Landry. Les tactiques, ou les cas de figure, évolueront tout au long de l'épreuve. Tout sera mis en oeuvre pour signer une victoire d'équipe. Si on obtient un podium, c'est que toutes les trois auront réussi. Ce sera tous pour un, finalement.»

Retour aux sources

Hughes participera également à l'épreuve du contre-la-montre, dans ce qui devrait être son chant du cygne olympique. Ses sixièmes JO, qu'elle dédie à la mémoire du journaliste torontois Randy Starkman décédé subitement le printemps dernier, représentent en quelque sorte un retour aux sources pour elle parce que son père est natif de la Grande-Bretagne.

«C'est un privilège et un honneur d'être en Angleterre, a-t-elle mentionné. J'ai comme le sentiment d'être britannique, j'adore l'accent des gens. Et je ne me trouve pas très différente d'eux, quand je me regarde avec mon teint pâle et mes cheveux roux», a-t-elle renchéri à la blague.

Se disant «heureuse pour la population», elle ne doute pas que «la fièvre des Jeux va gagner tout le pays» dès que les compétitions vont s'ébranler.

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