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Le Ghana en deuil prépare l'élection de son prochain président

25/07/2012 07:52 EDT | Actualisé 24/09/2012 05:12 EDT

Le Ghana observait mercredi un deuil d'une semaine après la mort soudaine de son président, John Atta Mills, tout en se préparant à l'élection du futur chef de l'Etat prévue en décembre dans ce pays d'Afrique de l'Ouest où la démocratie parait bien ancrée.

Conformément à la constitution, le vice-président John Dramani Mahama a succèdé mardi soir au chef de l'Etat, dans les heures qui ont suivi sa mort, ouvrant une période d'interim de cinq mois.

Les raisons de la brusque disparition du président Atta Mills qui était agé de 68 ans n'ont pas été précisées mais la presse évoquait mercredi un cancer de la gorge, reprenant des informations qui circulaient déjà à Accra.

La date des funérailles n'a pas encore été annoncée.

L'ancien professeur de droit élu en 2009 avait été désigné par le parti au pouvoir pour briguer un second mandat de quatre ans en décembre à la tête de cet Etat de 25 millions d'habitants devenu fin 2010 un important producteur de pétrole après la découverte d'un grand gisement offshore.

Si la transition s'est effectuée sans accroc, la mort inattendue du président Atta Mills pose la question de sa succession à terme.

Les spéculations vont bon train sur une candidature du nouveau président Mahama mais le parti au pouvoir, le Congrès national démocratique, a laissé apparaitre des divisions au cours des derniers mois et on ignorait si un rival pourrait se présenter en son sein.

Atta Mills avait lui-même été désigné l'an dernier candidat au scrutin présidentiel de décembre lors de primaires où il avait remporté une victoire écrasante. L'ancien juriste formé en Grande-Bretagne, l'ex puissance coloniale, avait été élu président de justesse en 2008 avant de prendre ses fonctions en janvier 2009.

Son intégrité personnelle était largement reconnue mais son bilan politique plus critiqué.

L'exploitation du pétrole a fait craindre que le Ghana soit atteint par les maux dont souffre déjà son grand voisin nigérian, premier producteur de brut d'Afrique: corruption et mauvaise gestion d'une économie où les secteurs autres que pétrolier sont négligés.

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