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Lancement à Brazzaville d'une édition africaine francophone de Forbes

25/07/2012 07:32 EDT | Actualisé 24/09/2012 05:12 EDT

Forbes Afrique, version africaine francophone de la revue américaine Forbes, créée en 1917 et spécialisée dans les informations économiques et le classement des fortunes, a été lancée à Brazzaville.

Cette cérémonie a été présidée mardi soir par le président congolais, Denis Sassou Nguesso, en présence de ses homologues du Gabon, Ali Bongo Ondimba, et de Centrafrique, François Bozizé.

Forbes Afrique sera diffusée dans 23 pays francophones d'Afrique et sur d'autres continents, dont la France, la Belgique, la Suisse le Canada, selon son rédacteur en chef Michel Lobé Ewané. Ce magazine devrait d'abord être un bimensuel et s'il trouve ses lecteurs devenir mensuel, a expliqué à l'AFP un de ses responsables.

En 2011, le groupe Forbes a déjà lancé une édition africaine en anglais, Forbes Africa éditée à Johannesburg en partenariat avec un groupe sud africain.

Plusieurs anciens Premiers ministres français et belge, Dominique de Villepin, Jean-Pierre Raffarin et Guy Verhofstadt avaient été invités ainsi que l'ancien chef de cabinet du président américain Barack Obama, William M. Daley, et de la star mondiale du football africain Samuel Eto'o.

Les rapports qui se consolident entre la Chine et l'Afrique ont été au centre de plusieurs interventions.

"La Chine, a dit M. Raffarin, a un pouvoir à la fois centralisé et décentralisé. Elle est à la fois pollueur et engagée dans les énergies renouvelables". "L'Afrique c'est plus de croissance, plus d'échanges. Elle a plus de réserves de change, plus d'échanges et d'investissements directs. Nous avons la même adresse mondiale, nous sommes des Afro-européens" a-t-il ajouté précisant qu'il n'y a pas de mondialisation sans l'Afrique.

Dominique de Villepin constatant que "l'Afrique ne produit que 1% de la richesse mondiale alors qu'elle représente 15% de la population mondiale et doit abriter 2 milliards d'habitants en 2020" l'a invitée à faire "le choix de son destin".

Le premier choix "est celui de la durée pour que ses richesses ne soient pas sacrifiées au bénéfice du court terme", a dit l'ancien Premier ministre qui a aussi insisté sur la bonne gouvernance et la démocratie.

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